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mercredi 5 décembre 2018

Pourquoi les gammes qui ciblent les millénials ne marchent pas


Il y a quelques temps, j'ai lu un article passionnant sur le déclin des réseaux sociaux, qui traduisait assez bien ma pensée... Facebook m'ennuie, ma dépendance à Instagram me déprime et je crois qu'on peut dire que Twitter est mort. Selon Konbini, 44% des 18-29 ans ont supprimé l'application Facebook de leur smartphone. Un autre article sur le même sujet suggérait une conclusion optimiste: "et si on se remettait aux blogs?" Mais tellement!!!

En bientôt 10 ans de blog, j'en ai eu des doutes, je me suis découragée quand certains blogs sont devenus plus qualitatifs que les magazines eux-mêmes d'un point de vue visuel, et que les influenceuses ont détrôné les journalistes. Je me suis défoulée sur Instagram en mode borderline: perso mais pas trop, promo (pour mon blog, ma newletter d'astro, mon vrai job...)  mais sans vrai concept.

Des idées de billets, j'en avais plein, mais si je ne les écrivais pas tout de suite, je les trouvais nulles trois semaines après... Pourtant, j'ai des choses à dire, et certains de mes posts Facebook génèrent un tel nombre de commentaires que je me dis qu'il y a quand même du potentiel dans ces nouveaux médias. Et puis, j'adore poser un regard sociologique sur les trends du moment, notamment en beauté. Mon dada, c'est la génération Y. J'ai écrit mon premier article sur le sujet en 2012!!!


Samedi dernier, j'ai croisé, dans une improbable soirée d'anniversaire déguisée, un ancien top manager de la cosmétique. Nous avons échangé un peu sur l'évolution du marché actuel et sur ce que les gens, les femmes, les jeunes veulent aujourd'hui. Comme beaucoup d'autres, sa marque a essayé de concocter une gamme pour les millénials, qui n'a pas eu les résultats escomptés. En plus de 15 ans de métier, j'ai assisté à l'avènement de cette génération de consommateurs que tout le monde essaie désespérément de captiver. On les appelle Y ou millénials mais depuis le temps, ils sont eux aussi en train de vieillir sans avoir pu se laisser cerner.

Car c'est une évidence: LES MILLENIALS DETESTENT QU'ON LES CATEGORISE!!!

Ils sont comme ci, comme ça, ils veulent ci, ils veulent ça, on fait des généralités alors qu'il n'y en a pas! Et pourquoi essayer de leur fourguer des produits adaptés à leurs besoins alors qu'on sait pertinemment qu'ils veulent justement consommer moins mais mieux, qu'ils ont un pouvoir d'achat plus faible que la génération précédente, et qu'ils sont en quête de SENS...

On leur propose des cosmétiques "simples", adaptés à leur style de vie (ils dorment peu, ils bougent beaucoup), on baisse les prix, on fait plus écolo au niveau formule et packaging, mais ça ne marche pas... J'ai vu arriver Ibuki de Shiseido, suivie de Waso, Pep-Start chez Clinique, Energie de Vie chez Lancôme, pour ce qui est du soin... C'est encore plus flagrant en maquillage avec Dior Backstage, ou encore La Petite Robe Noire chez Guerlain.



En théorie, ces lancements sont toujours très bien ficelés, étudiés, marketés, dans un seul but: recruter de nouvelles clientes quand le coeur de cible d'une marque vieillit! Mais la vérité est bien là: les belles promesses, on n'en veut plus! Acheter et posséder ne fait plus rêver, et pour sauver la planète, il faudra plus que des compositions green, il faudra consommer moins, et donc accepter la décroissance...

Etes vous prêtes???

mardi 3 avril 2018

Pixi by Petra, la marque phénomène... ou pas



Quand l'automne dernier, l'attachée de presse m'a parlé de Pixi, la nouvelle marque qu'elle représentait, avec des étoiles dans les yeux, je n'ai pas osé lui dire que je ne connaissais pas... Elle me dit que c'est la folie outre-Sarine, tout le monde veut des infos, qu'elle n'arrive pas à suivre... Je me réjouissais donc de faire connaissance avec ce petit phénomène de la planète cosmétique.

Pixi by Petra, c'est le bébé de Petra Strand, maquilleuse professionnelle forte de 20 ans d'expérience, dont le credo est de réveiller la beauté naturelle en chaque femme. Une base line qui n'est pas sans rappeler Bobbi Brown (#jdcjdr, je dis ça, je dis rien). Il y a une quinzaine d'années, la Suédoise d'origine a ouvert sa première boutique à Soho, en plein coeur de Londres. De là, son empire s'est étendu aux quatre coins du monde, aux Etats-Unis, où elle vit désormais. Et jusqu'en Suisse aujourd'hui.

J'ai reçu quelques temps plus tard un joli colis bien garni. Ma première impression fut: packaging cheap, mais compo plutôt clean. Suffisant pour me faire passer l'étape suivante, tester in vivo. La marque fait beaucoup de couleur, mais comme je ne me maquille plus, je me suis rabattue sur les soins. J'ai embarqué le trio culte, masque peel-off zone T, tonique à la rose et fleur de sureau, huile éclat au jasmin, promesse d'un teint lumineux en cette pénible sortie d'hiver. Je les avais pris il y a plus d'un mois aux vacances de Carnaval dans mon petit chalet valaisan où j'ai souvent d'avantage le temps de bloguer, mais je me suis contentée les prendre en photo. C'est dire si mon impatience était tempérée. C'est seulement ce week-end, de retour dans mes montagnes pour la pause de Pâques, que j'ai enfin tenté la routine Pixi by Petra. Verdict: bons produits, agréables à utiliser, mais malgré des ingrédients top, eaux florales, huiles végétales, les quelques dérivés de pétrochimie, bien que discrets, me font émettre une réserve. Mais le principal problème pour moi reste l'odeur. Je n'aime pas la rose, et autant vous le dire, les produits que j'ai testés sentent très fort la rose, matière fétiche de la fondatrice... Dommage!

Se fendre d'un billet pour vous parler de produits qui ne m'ont pas plu, c'est un peu nul, n'est-ce pas? Mais ça m'intéresserait d'avoir votre avis et d'échanger sur la question. Pour info, les produits Pixi sont vendus chez Marionnaud.

Promis, dans mon prochain billet je vous parlerai de nouveautés qui m'ont un peu plus emballée, comme le veut la vocation première de ce blog!

lundi 17 juillet 2017

Farniente & Dolce Vita


Molle, molle, molle, c'est comme ça que je me sens en ce début (milieu?) d'été. Pas encore en vacances, plutôt fatiguée, à peine motivée par des soirées en terrasse dans la torpeur de la canicule... Faut dire que j'ai pas mal bougé ce printemps, vous l'avez sans doute vu sur mon compte Instagram. Après un séjour de rêves aux thermes Saint-Malo, j'ai enchaîné les voyages de presse à Rome, Paris, puis à la Gacilly dans l'ecospa d'Yves Rocher (une superbe découverte, il faut que je vous raconte aussi). Et vous savez quoi? Eh bien ça me va très bien de vivre à ce rythme! Marre de me foutre la pression, si j'ai envie de glander sur ma canapé, je le fais et j'arrête de culpabiliser. J'aime passer du temps dans ma cuisine aussi, c'est un plus. Je lis beaucoup. Je savoure la vie quoi! A l'italienne en somme, normal vues mes racines (50% rital, c'est génétique: le farniente fait partie de mon ADN).


Je me suis régalée avec ce séjour express dans la capitale pour le lancement du nouveau parfum Bulgari, fin mai. Levée au milieu de la nuit pour prendre un avion à 7h (l'absurdité des voyages de presse), je me suis retrouvée à 8h30 à fumer passivement devant l'aéroport avec ma pote en attendant un chauffeur introuvable (aaaaah, ce flegme italien), à une heure où d'habitude je sirote encore mon Earl Grey en pyjama sur mon canapé. Du coup, on a eu le temps de faire un paquet de choses durant cette looongue journée qui s'est terminée un peu avant minuit. Dont un peu de shopping dans le quartier de notre hôtel, un délicieux palace légèrement décati. Et une visite obligatoire dans une église pour allumer un cierge ou deux (trois même pour ma part).


Outre Zara et &otherstories, il y avait aussi juste derrière l'hôtel une petite boutique Santa Maria Novella. Des produits hors de prix qui font frémir toutes les journalistes beauté, avec leur packaging rétro et leur histoire née dans la plus vieille pharmacie de Florence en 1612, ce qui en fait la plus ancienne marque encore vivante du monde occidental! Les parfums sont à tomber, des colognes merveilleuses parfois dominées par l'iris de Florence, mon odeur préférée. Les eaux florales vous garantissent un teint de reine rien qu'à les contempler. Les savons, le thé et les pastilles satisfont les petites bourses. Bref, on y est restées des heures, on y est même revenues après avoir hésité à acheter le lait pour le corps, pour finalement renoncer (50€ quand même).


Le petit savon à 10€ a fait le bonheur de ma maman, à qui il a rappelé son enfance en Italie. Quant à moi, je me suis rabattue sur le bon vieux Borotalco, tout aussi enivrant en terme de souvenirs olfactifs. On peut l'acheter par paquet de 2 X 100 gr dans nos supermarchés locaux pour 3 fr. 80!

dimanche 15 novembre 2015

Un verre de vin par jour, le secret beauté de Madame Caudalie



Je vous racontais il y a peu mon amour de la senteur "grape" (raisin). En ce moment, j'utilise le sérum et la crème de nuit Resveratrol Lift de Caudalie, qui tire ses actifs des pépins de raisins justement (les polyphénols). J'aime beaucoup cette marque, pour les textures et odeurs des produits, un bon compromis entre le naturel et le glamour, et pour sa philosophie, à mon avis irréprochable (sans parabens, phénoxyéthanol, phtalates, sodium laureth sulfate, huiles minérales, ingrédients d'origine animale). J'ai lu le livre qu'a écrit Mathilde Thomas, sa fondatrice, pour rédiger un petit portrait d'elle. J'avoue, je me suis un peu marrée, mais c'est parce que ce livre est destiné aux Américaines. Je ne me rendais pas compte à quel point leur vision de la beauté était différente de celle des Françaises, qu'elles adulent tant. En tant que Suisse, j'ai souvent souri devant le nombre de clichés, même si la plupart des conseils de Mathilde découlent du bon sens.


La notion de plaisir est au coeur de sa philosophie, alors que pour les Américaines, un soin efficace est un soin qui fait mal, qui pique comme les acides de fruit ou les peelings, ou les injections. Outre des crèmes aux textures onctueuses et délicatement odorantes, Mathilde revendique les bienfaits d'un verre de (bon) vin rouge quotidien, qui détend et apporte sa dose d'antioxydant. C'est le fameux French Paradox, le fait que les Français, surtout dans le Sud-Ouest, souffrent très peu de maladies cardiovasculaires alors qu'ils mangent gras (fromage, foie gras) et boivent du vin. Le secret tiendrait justement à certains composants bienfaisants du vin (avec modération bien sûr), dont le resvératrol. Mathilde Thomas a découvert au milieu des années 90, quand ses parents ont racheté un fameux domaine viticole dans le Bordelais, que ces molécules pouvaient être exploitées en cosmétique. C'est un professeur spécialiste des polyphénols qui lui souffle cette idée, et avec son fiancé d'alors, Bertrand, devenu son mari et le père de ses trois enfants, elle fonde Caudalie. C'était il y a 20 ans. Depuis la marque a gagné en notoriété grâce à son efficacité d'abord, c'est sûr, mais aussi au charme français de sa vinothérapie, qui a séduit des stars outre-Atlantique, et à ses spas fantastiques, dont les Sources Caudalie, dans le domaine familial.

Il y a 5 ans, Mathilde a déplacé sa petite famille à New York pour booster le développement de Caudalie aux Etats-Unis. C'est suite à cette expérience qu'elle a eu l'idée d'écrire son livre, synthèse de ses discussions autour de la beauté avec des milliers de femmes. Les Thomas viennent de déménager à nouveau à Hong Kong, pour un nouveau chapitre de leur success story, en Asie cette fois.


Pour ma part j'ai été ravie de participer un peu à l'anniversaire de la marque (20 ans, bel exploit), en partageant ce magnifique gâteau reçu à la rédaction et mais en gardant pour moi le sac contenant les best-sellers de la marque. Le gommage pour le corps Crushed Cabernet, une expérience sensorielle, l'Eau de Beauté légèrement mentholée qui réveille les épidermes les plus fatigués, la crème contour des yeux Premier Cru, la crème sorbet Vinosource, l'Huile Divine pour le corps et surtout, surtout, la nouvelle gamme Resveratrol Lift dont l'odeur de thym, de foin et d'herbe fraîchement coupée me rend complètement dingue. J'avais déjà utilisé il y a des années la crème tisane de nuit pour laquelle avait été développé ce parfum, et qui a disparu au profit de cette nouvelle formule. Je disais à qui voulait l'entendre que c'était ma crème de nuit préférée de tous les temps. Vous ne pouvez que vous endormir en paix et rêver de paysages bucoliques après l'avoir appliquée, c'est un cadeau pour la peau et pour les sens. Avec ou sans verre de rouge! Santé!

dimanche 27 septembre 2015

Le cas du methylisothiazolinone (MIT)

Mon dada en ce moment, c'est de traquer le methylisothiazolinone (MIT de son petit nom) dans les cosmétiques. J'en ai découvert dans trois produits que j'avais chez moi, ce qui m'a grandement irrité.

Le MIT, c'est un conservateur qui a fait son apparition quand on a commencé à fustiger les parabens. Les pauvres, s'ils avaient su! Tous les chercheurs s'accordent là-dessus: on aurait mieux fait de les garder. La polémique a enflé sur ces conservateurs utilisés depuis des années, y compris dans l'alimentation, car on les a soupçonnés d'être cancérigènes et perturbateurs endocriniens. Le doute persiste, certains parabens ont été interdits dans certains produits, mais sous la pression de l'opinion publique, galvanisée par les médias (je plaide coupable), les marques ont commencé à éliminer TOUS les parabens de leurs formules. Mais comme une crème sans conservateur ne tarde pas à se transformer en roquefort, comme disait une directrice de communication scientifique dont je tairais le nom, il faut bien trouver quelque chose. Le phénoxyéthanol par exemple revient souvent, également perturbateur endocrinien mais encore faut-il savoir à quelle dose. Et plus sournoisement le fameux MIT, substance très allergène qui commence à faire parler d'elle, surtout dans les cabinets de dermato. Je vous invite à taper "methylisothiazolinone reaction" dans Google images pour vous donner une idée. Il semblerait que 2% de la population (dont moi!) y soient allergique et développent des eczémas de contact, ce qui est énorme (bien plus que le gluten dont on parle tant). C'est pour cela que ce conservateur né dans les années 70 avait été abandonné il y a une vingtaine d'année. Ben ça alors, coucou, le revoilou!

J'en ai déjà parlé ici, mais ces derniers temps, j'ai vraiment l'impression qu'on se fout de la gueule du monde avec ce produit. Beaucoup de marques qui revendiquent fièrement SANS PARABENS sur leurs étiquettes y ont recourt, je vous invite donc à bien lire la composition de vos produits, notamment les shampooings, mais bon, eux au moins se rincent.

Dernièrement, j'ai en trouvé dans cette eau de bleuet achetée en pharmacie, dont je voulais faire un démaquillant pour les yeux bi-phasé en la mélangeant avec de l'huile de jojoba. Las, cette eau florale sans paraben contient donc du MIT et son cousin le methylchloroisothiazolinone (MCI), elle a fini dans le lavabo (désolée pour les poissons du lac!!!).



Cet été, pour mon road trip en camper van, j'avais acheté ces lingettes pour bébé au cas où je n'aurais pas accès à l'eau certains jours. Mais c'est dingue, ça, un produit pour le visage et le corps des nourrissons, vanté sans alcool, à l'aloe vera et à la camomille, pimenté de MIT (et de MCI, de parabens et d'un parfum qui arrive avant l'allantoine, l'huile de ricin et la glycerin dans l'ordre de formulation, et donc en quantité) HORREUR!



Chez Peggy Sage enfin, la vendeuse m'avait donné ces échantillons à tester pour ma peau sensible et couperosée, quelle bonne idée, l'Huile démaquillante douceur en contient, tout comme le tonique soin fraîcheur, tu parles que je vais être fraîche quand je vais me réveiller avec la gueule boursouflée!

Voilà, c'était mon coup de gueule du dimanche soir, j'espère qu'il vous fera ouvrir l'oeil, et bannir ce produit de votre vie si vous avez le moindre doute!

samedi 24 janvier 2015

Soigner ses cheveux (Batiste, Tangle Teezer, Not your mother's)

Et paf, un mois a presque passé... Je voulais vous écrire plein de choses, vous montrer toutes les nouveautés incroyables qui vont arriver ce printemps, et boum, les semaines ont défilé... Là, je rentre d'un voyage de presse fantastique entre Paris et Londres, avec plein d'images en tête (vous en avez eu un aperçu sur mon Instagram @valochette) et surtout quelques petits achats...
Je voulais vous parler un peu maquillage des yeux, mais je suis trop nulle.
Je n'ai pas trouvé cet hiver la crème bonheur qui rendrait mon épiderme épanoui, j'ai, il faut le dire, très mauvaise mine en ce moment (rien à voir avec mon année supplémentaire comptabilisé le 11 janvier dernier). Mais juste avant mon escapade de trois jours, j'ai réussi à aller chez le coiffeur, histoire d'avoir quand même une couleur lumineuse et un semblant de coupe. Je suis retournée chez Cécile, de C&B Coiffure, qui est LA spécialiste lausannoise des coupes rétro, et je suis très contente. Aussi pendant mes quelques heures de liberté à Londres, j'ai fait un shopping éclair et craqué pour quelques jolis trucs pour les cheveux, à défaut de chaussures (interdit, j'en ai beaucoup trop), de vêtements (pas le moral en taille 44-46) et de cosmétiques (en attente par cartons entiers sur mon bureau). Alors qu'un petit accessoire pour les cheveux, cela ne fait pas de mal, c'est toujours utile, pas trop lourd ni trop volumineux pour la valise. Voici donc mes quatre nouveaux amis (enfin surtout 3).

Chez Topshop, j'ai finalement succombé à la tentation du Tangle Teezer, allez savoir pourquoi, et je trouve ça GENIAL! ça démêle les cheveux effectivement en 3-4 passages et la sensation est vraiment agréable, on devient même vite accro. Trop trop contente. Je l'ai payé 11£, soit environ 17 fr. pas beaucoup moins cher que les prix suisses, 20 fr chez Manor, 24 chez Douglas.

Chez Boots, j'ai trouvé un produit Soap & Glory utile, car je ne suis pas fan des soins, malgré leur packaging rétro délicieux: une serviette pour les cheveux en forme de turban! Ma maman en avait un en linge éponge quand j'étais petite et je l'adorais, so vintage! Celui-ci essore bien les cheveux à la sortie de la douche, il est pratique, avec un petit bouton à l'arrière pour fixer la coiffe, c'est excellent!
J'ai aussi racheté un shampooing sec Batiste parce que finalement, c'est bien pratique parfois pour assainir les racines le jour avant le shampooing et pour donner de la matière quand on attache ses cheveux en chignon. Et surtout, ce nouveau parfum Tropical fleure bon la noix de coco, et vous savez combien j'aime ça.

Ma dernière trouvaille m'a en revanche bien déçue. J'ai mis dans mon panier un peu rapidement ce shampooing stimulant la pousse et la force des cheveux déniché chez Urban Outfitters, qui annonçait Sulfate free. Not your mother's a certes un nom et un design rigolo, mais pour les sulfates, on repassera. C'est typiquement le genre d'indications trompeuses qui vont bientôt être interdite. J'ai testé de nombreux shampooings bio et sans sulfates, on les reconnaît au fait qu'ils ne moussent vraiment pas beaucoup, ce à quoi il faut s'habituer. Or, celui-ci, testé tout à l'heure, mousse plus que n'importe quel Pantene Pro-V, cherchez l'erreur. Il y a au moins trois autres tensio-actifs dans la formule, certes pas issus de la famille des sulfates, mais tout aussi agressifs, surtout qu'il faut masser ce produit 2-3 minutes sur le cuir chevelu. Je ne suis pas une dinde, je devine que l'effet stimulant provient surtout de l'activation manuelle de la micro-circulation, même si ce produit contient de l'huile de ricin (castor oil), du marron d'Inde, du tocopherol (vitamine E), de la biotine et d'autres actifs reconnus pour leurs bienfaits. Mais ce qui m'a définitivement fait froid dans le dos, c'est le MIT (methylisothiazolinone), couplé ici en plus avec son "frère" (?) le methylchloroisothiazolinone, un conservateur très très allergisant que les marques ont subrepticement introduit à la place des parabens et qui est pire, évidemment. Je pense que c'est ce qui avait causé ma terrible allergie il y a exactement un an.... Dommage, mille fois dommage, je ne sais pas qu'en faire maintenant...

Bref, cela m'a rappelé combien il est difficile de faire juste en matière de produits de beauté si on veut un tant soit peu être responsable et prudent.... Voilà pourquoi sans doute j'écris moins sur les cosmétiques depuis quelques temps.

Allez, demain je vous parle des super aliments (j'ai aussi succombé au kale et au chia!).

samedi 25 octobre 2014

Beauty haul from USA


Enfin je prends le temps de vous montrer les trois petits trésors de beauté que j'ai ramenés de mon road trip américain cet été, vite avant qu'ils soient terminés. J'ai été extrêmement sage, pour une fois. Deux produits sur trois étaient une vraie nécessité, seul le troisième est un petit cadeau, trop joli d'ailleurs pour que je l'utilise (oui, je fais souvent ce genre de truc. Vous ai-je déjà dit que j'étais un peu fétichiste et très conservatrice?).


Voici donc mon Crimson Rouge art déco, déniché dans l'adorable boutique rétro du Promenade Deck, sur le Queen Mary à Long Beach. C'est un fard gras rouge pour les lèvres et les joues. La marque, c'est Besame, basée à Burbank, Californie, et ils font aussi des rouges à lèvres et des mascaras années 30 incroyables. Faites un tour sur le site pour le plaisir des yeux. Ils ont un shop en ligne mais dieu merci, ils ne livrent pas en Suisse!

 

J'avais pris avec moi une crème pour les mains au thé vert de L'Occitane mais sa texture gel avait le désavantage de me dessécher la peau et de l'irriter donc j'ai dû m'acheter en urgence une autre crème plus riche. Par bol (j'entends mon bonami rigoler), je suis tombée chez Urban Outfitters sur cette irrésistible pomme Tony Moly, la marque coréenne bien connue des blogueuses que je rêvais de tester depuis longtemps. La texture est divine, onctueuse à souhait mais pas trop grasse non plus, avec une odeur délicate de pomme dont je raffole! J'avais acheté le petit baume à lèvres coordonné mais je l'ai offert!

 

J'ai ensuite dû jeter mon eau démaquillante car je la soupçonne fortement d'être à l'origine de mes crises d'allergie sur le visage. Après être restée une heure au rayon cosmétiques du supermarché bio Whole Foods (bonami rigole de nouveau), j'ai opté pour ce nettoyant au lait de coco et à la papaye 100% vegan, super séduisant, efficace, non desséchant et au parfum tropical dingue. Contente la fille! Peu mais bien, pour une fois j'ai réussi à respecter cet adage!

Et vous, quelles sont les marques américaines qui vous font rêver et que vous ramèneriez de voyage?

mercredi 12 février 2014

La peur de manquer

Il y a quelques années, le livre de Dominique Loreau a fait beaucoup d'adeptes autour de moi. A la rédaction, je suis une des seules à ne pas l'avoir lu. Je crois en avoir déjà parlé ici car L'art de la simplicité pour moi relève du pur fantasme. Je souffre au contraire du syndrome de Diogène, ou pas loin. Je me fais souvent des réflexions sur la notion de besoin, et pourquoi tout ce que nous possédons dépasse largement cette évidence. J'admire celles qui réussissent à l'appliquer vraiment. J'ai commencé à suivre le blog de ma copine Mélanie qui fait l'éloge de la simplicité au quotidien. Et j'ai vu une autre copine sur Facebook se lancer dans le challenge des 30 jours de tri (le premier jour, on se sépare d'une chose, le deuxième de deux, le troisième de trois, etc jusqu'à 30, ce qui fait un paquet d'objets à donner, vendre, recycler par tous les moyens). Moi au contraire je possède tout en plusieurs exemplaires. Je me dis que c'est parce que je suis une grande angoissée, que c'est la peur de manquer, que dans une vie antérieure j'ai dû être démunie.

Cinq crèmes pour les mains, un minimum, entre le sac à main, la maison et le bureau...


Pareil pour le démaquillage, il m'en faut cinq au minimum et en permanence (plus un mini pour le voyage)...

Dans la série cocooning, les laits pour le corps sont une source inépuisable de plaisir parfumé...
J'adore les Cologne... Inutile de vous dire que j'en possède toute une collection? Pour info l'Aqua Allegoria de Guerlain, c'est Neroli Bianca, un délice...

Je préfère le savon au gel douche, le problème c'est qu'un savon dure des mois... alors en attendant les autres s'accumulent. En réserve. En cas de fin du monde.


Je crois que c'est ça en fait, l'explication psychanalytique, j'ai peur de la mort! Je rachète toujours un dentifrice avant la fin du tube en cours, pareil pour le PQ ou le liquide vaisselle, je déteste être prise au dépourvu...

Voilà, dans la vie il y a les progressistes et les conservatrices. Franchement, vous arrivez à jeter par exemple toutes vos cartes d'anniversaire remplies d'amour reçues au fil des années??? Vous gérez comment l'accumulation de souvenirs et les choses du quotidien?

samedi 1 février 2014

Mes premiers A.P.C. et voyage au pays de Nuxe



Deuxième press trip à Paris déjà pour cette année, un délicieux voyage en compagnie de Nuxe. Petit soin du corps au spa Nuxe de la rue Montorgueil, présentation de la nouvelle ligne anti-âge Merveillance Expert et de la gamme solaire très très gourmande, le tout sans parabens ni huiles minérales, une discussion avec Serge Majoullier, qui a transformé en vrai parfum l'odeur de vacances incroyable de l'Huile Prodigieuse, et l'interview d'Aliza Jabès, fondatrice de la marque il y a 24 ans, une femme fantastique qui tient tête aux colosses de la cosmétique en face d'elle (ce ne sont même plus des géants).

Ambiance studieuse à la présentation, on note tout consciencieusement.


Une texture et une odeur parfaites, très Nuxe, j'adore.

Les nouveaux solaires très sensuels à tester l'été prochain.

J'ai dormi dans un des plus agréables hôtels parisiens dans lequel j'ai eu la chance de séjourner, le Edouard 7, rue de l'Opéra. Très bien situé, luxueux mais pas ostentatoire, confortable, moderne, grande chambre, jolie déco et petit-déjeuner avec tout ce que j'aime, oeufs, bacon, fromage, jambon, toast, pain complet, fruits, yogurt, granola, jus frais et earl grey, mmmmh!

Kit de bienvenue dans la chambre avec les meilleurs produits de la marque format voyage (et mes bijoux années 30)


Bloody Mary au Harry's Bar juste avant la partie officielle et mon clutch Alexander McQueen!
Et comme j'avais quelques heures le lendemain avant de reprendre le TGV, je suis allée m'étourdir aux Galeries Lafayette à 10 minutes à pied. On y trouve tout, et en plus il y a du wifi! Je cherchais des bottes noires, classe mais rock'n'roll, qui ne fassent pas motarde ni cavalière, sans talons mais pas complètement plates, dans lesquelles réussir à caser mon mollet un peu "fort". Le truc impossible quoi! J'en ai vues des centaines sur les 3200m2 de l'espace consacré aux chaussures dans le célèbre grand magasin, et j'ai finalement craqué pour une paire de low boots style santiag rouges, soldées, joie! Au hasard de mes déambulations, je suis tombée sur le corner Top Shop et celui Urban Outfitters mais il n'y avait rien pour moi... Par contre chez Maje, j'ai trouvé une chemise de cowboy qui allait parfaitement avec mes boots, à 50%, et j'ai acheté mes deux premières pièces A.P.C., soldées elles aussi, une blouse et une jaquette style nordique, trop trop belles. Des pièces sobres et élégantes, passe-partout, de qualité... Oui, je suis une dame maintenant, je mets des chemisiers et des cardigans, et très chers! J'ai détesté la trentaine, je sens que je vais adorer la quarantaine!
 
Blouse et cardigan A.P.C en solde aux Galeries Lafayettes


Chemise Maje et low boots Pastelle, en soldes aux Galeries Lafayette




J'ai encore fait le plein chez Wolford de collants Shape & Control bien moins chers qu'en Suisse. Et si j'avais eu le temps, je serais encore allée au Lafayette Gourmet et chez Uniqlo en face mais voilà, c'est le jeu de ces sauts de puce, faut faire un max de trucs en très peu de temps! Mais ce voyage était vraiment cool, ça me console de toutes les heures de travail que j'ai accumulées avant et après! J'ai décidé de ne plus me plaindre, d'apprécier chaque minute de la vie et chacun de ses bons côtés! A fond!

dimanche 3 novembre 2013

Beauty Haul London



Le week-end dernier, j'étais à Londres avec des copines. Je l'aime tellement cette ville que j'y vais une à deux fois par année environ depuis 20 ans, mais là ma dernière virée remontait à 16 mois... Au programme, une journée à Camden Town, une journée à Brick Lane et Spitalfields Market (que je ne connaissais pas), un Afternoon Tea sur le thème d'Alice au Pays des Merveilles au Sanderson (réservé il y a trois mois, hé hé, on ne se laisse plus avoir) et du shopping à Oxford Street (Primark, Top Shop et Ourban Outfitters, mais aussi Dorothy Perkins, River Island, Uniqlo, Schuh, Aldo, Office, et Boots).


Côté beauté, je n'avais rien de spécial en tête, j'ai ma dose de Soap & Glory, Benefit, Neal Yard Remedies, Sanctuary, Rimmel, Pond's ou Cath Kidston (j'en ai fait la pub ici). Mais deux produits français me titillaient, que j'ai trouvé à Londres pour la moitié du prix je pense. J'avais reçu juste avant de partir L'Eau de teint Nude Magique de L'Oréal mais pas du tout dans ma couleur, damned. Ce produit m'intriguait à force de voir la pub partout en France. Je l'ai achetée en Ivoire doré pour 6 £ 99, soit 10 fr 50 (elle coûte 23 fr ici) et je l'adore! J'aime beaucoup la gamme Nude Magique, qui tient ses promesses de maquillage invisible. La poudre BB par exemple est fantastique, si fine et tellement discrète. L'Eau de teint est une prouesse de formulation: on en met quelques gouttes sur les doigts, un peu comme avec un flacon de parfum, et on l'applique très vite car elle s'évapore rapidement pour ne laisser qu'un voile unifiant invisible, avec une sensation peau nue dingue.


Deuxième objet du désir, la Poudre de Riz de Java de Bourjois, rééditée pour les 150 ans de la marque, que j'avais vue lors de ma visite à Paris pour la présentation à la presse mais qui tarde à être disponible en Suisse (le distributeur m'a dit qu'il avait du retard par rapport aux autres marchés, mais elle devait quand même être en magasin début octobre, or il n'en est rien). J'avoue être un peu déçue: la boîte est toute petite, et ce n'est pas une poudre libre classique mais une poudre illuminatrice, donc blanche irisée. Le fini est très discret cependant, on peut sans problème l'utiliser au quotidien sur tout le visage. J'ai eu un frémissement en lisant la liste des ingrédients, car la poudre de riz, qui devait sans doute composer essentiellement le produit en 1879, n'arrive qu'en 13e position, après notamment le dioxyde de titanium, nanoparticule très controversée, le phénoxyéthanol, un conservateur perturbateur endocrinien, le parfum etc... Zut! Je garde l'objet pour décorer ma salle de bain, mais bon, je suis déçue... Je l'ai payé 9 £ 99, soit une quinzaine de francs suisses.


Sinon j'étais tombée dernièrement sur ce produit en cherchant des images pour un sujet sur la protection des lèves en hiver. La vaseline est un classique aussi vieux que la Poudre de Riz (1872) et malgré quelques réticences des défenseurs de l'environnement, ses vertus protectrices et émollientes pour la peau restent un must, notamment côté tolérance... Côté composition, le contenu, c'est l'ingrédient, de la gelée de pétrole, donc... La version verte a été améliorée avec de l'Aloe Vera et a un léger parfum. Pour protéger les lèvres du dessèchement, c'est l'idéal donc, mais aussi efficace pour les mains et les cuticules... Ca vaut que dalle, la preuve, je les ai ajoutées à mon panier à la caisse du Primark pour 1£...


Je suis partie avec une manucure catastrophique, un rouge gratté du plus bel effet si je voulais coller à la tendance grunge. Je n'avais pas envie d'emporter du dissolvant, me disant que je trouverais sans doute des disques imbibés plus pratiques chez Boots. J'ai trouvé mieux, une version miniature du dissolvant express de Sephora (copié depuis par Bourjois, Maybelline et L'Oréal), pour environ 2 francs également!

Comme vous le voyez, j'ai été plus que sage, mais faut dire que je suis déjà saturée de produits chez moi... Il n'en a pas été pareil pour les fringues.... (à suivre)

mercredi 3 juillet 2013

Paris, Vichy, Chie Mihara et foie gras


Il y a deux semaines je suis donc allée une fois de plus à Paris pour un lancement de cosmétiques. Je ne peux pas encore vous en parler, c'est un nouveau sérum Vichy IN-CRO-YA-BLEU, je l'utilise déjà tous les jours et je suis enchantée. Je peux en revanche vous dire que:

- mon TGV a eu 1h30 de retard (croyez-le ou pas, j'essaie de faire des stats de mes embrouilles de voyage, je pense arriver à du 50%, une fois sur deux, j'ai un problème... alors ne me dites plus que je suis pessimiste, blablabla)



- j'ai dîné dans un restaurant incroyable à l'hôtel Shangri-La et la moitié des filles à ma table ont à peine touché au menu délirant du chef Philippe Labbé, cuisinier de l'année 2012 pour le Gault Milliaut, et surtout elles ont à peine trempé leurs lèvres dans le vin délicieux qui accompagnait ce festin. Grrr.


- j'avais 4 heures le lendemain avant mon TGV et j'ai fait du power shopping: Gap, Zara, André, Minelli, Caroll, Sephora, Promod, et d'autres dont j'oublie le nom. Je n'avais pas mis les pieds dans un magasin (ou presque) de la saison et j'étais comme une adepte de Weigt Watchers dans une pâtisserie à la fin de son régime. Je n'ai Rien acheté (pas de vêtements, je me suis lâchée sur le reste...)


-j'ai dû voir 2000 paires de chaussures, je cherchais des sandales Pastelle en cuir naturel (vu sur le blog des Dessous de Marine), j'ai pas trouvé, je me suis acheté des Chie Mihara à 245 euros 5 jours avant les soldes. Et j'ai commandé les Pastelle sur Zalando en rentrant.



- je suis restée 45 minutes aux toilettes des Galeries Lafayette pour faire un break, profiter du wifi et de la vue (un vrai bon plan).


- j'ai fini au Monoprix qui est pour nous les Suisses un petit paradis: collants DIM à 7 euros, soutien-gorges à 20 euros (adorable collection rétro Miss Helen), et produits de beauté multimarques à gogo et à prix divisés par deux.




- la veille j'avais quand même fait une visite rituelle (et en groupe avec mes collègues journalistes de Suisse) chez Colette et chez &otherstories, la nouvelle enseigne haut de gamme d'H&M pas mal du tout.





-j'ai aussi acheté des produits de beautés alors que j'en ai environ une tonne chez moi.

The Balm, au centre, une marque de cosmétiques au design 50's vendue chez &otherstories

-en rentrant vendredi soir (sans retard) j'ai pris une cuite bu un ou deux verres pour oublier que ma vraie vie, c'est pas ça, même si mon compte Instagram laisse croire le contraire (@valochette)!