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mardi 12 septembre 2017

Polly lit aussi (lectures pour coeurs brisés)



Quoi??? mon dernier billet littérature remonte à mai 2016? Et dire que je prétends dévorer un livre par semaine depuis que je sais lire... Comme toujours, je vous renvoie à mon fil Instagram, où je partage mes #currentlyreading (quand ils sont bons). Et sinon, voici quelques revues des romans qui ont marqué mon été, un été un peu spécial où rien ne s'est passé comme je l'avais prévu, mon premier été seule depuis 10 ans... Je suis beaucoup sortie pour exorciser le choc de la rupture, délaissant un peu mon sacro-saint canapé et les heures que j'y passais à lire ou à binge watcher des séries TV.

Chick Lit

Tout d'abord, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les dernières publications de ma copine Cali Keys. Je ne savais pas encore que j'allais avoir le coeur brisé lorsque nous avons partagé un apéro au soleil au tout début de l'été et qu'elle m'a offert L'amour à pleines dents et Mon coeur au bout d'un fil. Je me suis régalée avec ces petites romances sans prétention mais hyper feelgood, de la chick lit assumée et plutôt réussie. Pour avoir suivie et soutenue la fille depuis son premier roman (elle travaille sur le 8e actuellement, je suis si fière d'elle!), j'ai pu apprécier la fraîcheur inchangée de ses débuts tout en savourant une écriture affinée, la justesse des images, l'empathie qu'elle parvient à nous faire ressentir pour ses personnages. J'ai lu le premier dans le TGV et au bord de la piscine du Molitor lors d'un voyage de presse fabuleux à Paris mi-juin, totalement dépaysée par l'histoire de Mélissa, Lausannoise qui s'expatrie à Montréal pour participer à une émission type Nouvelle Star et trouve du travail dans un tea-room à cupcakes.

 

Tout autre ambiance ensuite dans le train qui m'emmenait vers Venise quelques semaines plus tard en lisant l'histoire de Zoé cette fois, qui tente de percer dans la littérature à Paris et se découvre atteinte de sclérose en plaques. Un destin qui m'a particulièrement remuée puisque mon frère souffre de cette maladie épouvantable (emoji qui pleure)...


Des polars, toujours

Pour moi rien ne vaut quand même un bon polar. J'en lis tellement que je ne me rappelle plus de tous. J'ai appris à apprécier un peu tardivement Franck Thilliez. J'étais plus Jean-Christophe Grangé avant, même si parfois je trouve qu'il va un peu loin dans l'horreur absolue. Quoi que Thilliez n'a rien à lui envier. Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous, les gars? J'ai aligné "Rêver", "Angor" et "Sharko", de Franck Thilliez donc, ce  qui m'a valu sans doute quelques cauchemars. Les enquêtes sont particulièrement bien ficelées, honnêtement il est difficile de deviner l'issue, les thématiques sont très documentées, les personnages bien campés, bref, on tombe complètement dans le piège de ces "page turner".  


J'avoue que les polars anglais restent mes préférés. Là, je me suis plongée dans un Martha Grimes, "Vertigo 42", une énième enquête de son personnage fétiche l'inspecteur Jury que je ne connaissais pas. Un hommage au film "Sueurs froides" de Hitchcock et à l'oeuvre de Thomas Hardy, plutôt touffu au niveau des personnages pour une intrigue somme toute assez mince au final. Mais l'ambiance british y est et on se laisse prendre, surtout dans la seconde partie.


Au rayon vintage 

Les autres livres dont je ne me lasse pas, ce sont les romans vintage. Mon préféré cette année a été "Les Cygnes de la Cinquième Avenue"f, écrit de nos jours par Melanie Benjamin pour raconter un épisode de la vie de Truman Capote qui précipita la fin de sa carrière. Au fil des pages, on se saoule avec l'écrivain prodige entouré de sa cour, de riches oisives des beaux quartiers de Manhattan à la fin des années 50. Cadre de rêve, personnages réels pour une semi-fiction, on apprend plein de choses et on voit le drame se jouer devant nos yeux mieux que dans un film. Jouissif.

  


Mon deuxième coup de coeur, je l'ai terminé hier soir: "Si j'avais su que tu deviendrais si belle, je ne t'aurais jamais laissé partir", de Judy Chicurel. Une fois de plus je ne connaissais pas l'auteure mais le titre et le résumé m'ont titillée. On voyage dans le temps ici pour se retrouver dans une petite ville côtière sur Long Island, en été 72, dans la tête de la jeune Katie Hanson. Son diplôme de fin d'études en poche, elle nous compte ses rêves et ses chagrins dans une Américaine qui découvre les traumatismes de la guerre du Vietnam et les paradis artificiels des nouvelles drogues en vogue. Trash et sensible, une magnifique galerie de portraits et de tranches de vie avec en bande-son les tubes de l'époque, Jimi Hendrix, les Rolling Stones ou encore Otis Redding. Love it.



Passons sur "Nora Webster", de Colm Tóibín, l'auteur de "Brooklyn", adapté pour le cinéma en 2015 par Nick Hornby dans un film de John Crowley que j'avais beaucoup attendu en raison de cette image,


mais qui en fait ne m'a pas marquée... Ben le livre c'est pareil, j'ai abandonné assez vite, trop contemplatif et morose pour mon état d'esprit actuel...

Bonus

Sinon, dans les best-sellers, j'ai lu les trois Elena Ferrante (bonheur absolu), le dernier Stephen King "Fin de Ronde" qui m'a réconciliée avec "le maître de l'horreur", le dernier Jussi Adler Olsen, "Selfies", un peu décevant, le nouveau Pennac (mais comment j'ai pu aimer ce charabia bobo même pas rigolo), j'ai essayé du Douglas Kennedy (pas tenu) et aussi la pseudo nouvelle sensation venue du froid Jonas Hassen Khemiri "Tout ce dont je ne me souviens pas" (j'ai tenu 30 pages)...Next one: retour au polar nordique avec le dernier Asa Larsson. A suivre!

dimanche 20 septembre 2015

Polly lit: La dernière réunion des filles de la station-service

Vous vous rappelez du film Beignets de tomates vertes, avec Kathy Bates, Mary Stuart Masterson et Mary-Louise Parker (avant Weeds)? Il fait partie de mes films préférés, ces films qui font du bien, qui donnent envie de ruer dans les brancards, de casser la routine et de vivre sa vie comme on l'entend, n'est-ce pas?

Je n'ai pas lu le livre de Fannie Flagg dont est tiré ce film, ni le suivant, Miss Alabama et ses petits secrets. Je viens de terminer en revanche son dernier roman traduit, La dernière réunion des filles de la station-service, que j'ai beaucoup aimé. On y retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de Beignets de tomates vertes. Les mauvaises langues y verront même un duplicata parfait. Prenez une femme dans la fleur de l'âge (cad dire bientôt 60 ans), bien engluée dans un mariage ronronnant, qui se pose des questions sur le sens de sa vie. Dans Beignets... , il s'agissait de Kathy Bates, alias Evelyn, quadra timide et mal dans sa peau qui découvre son pouvoir de femme au contact de la charmante Ninnie, pensionnaire d'une maison de retraite (Towanda!!!).

Dans La dernière réunion, il s'agit de Sookie, gentille épouse d'un dentiste, qui vient de marier la dernière de ses trois filles et dont le seul souci est de gérer sa vieille mère excentrique et réussir à nourrir les petits oiseaux de son jardin alors que les gros viennent leur piquer toutes les graines... Un jour, Sookie apprend par un courrier recommandé qu'elle a été adoptée. Le récit plonge alors dans les années 30, pour découvrir qui était Fritzi, la mère naturelle de Sookie. Comme dans Beignets, les deux histoires se lisent en parallèle dans le temps. A la place du petit monde du Whistle Stop Café, on s'attache petit à petit à la famille de Fritzi, des immigrés polonais qui tiennent une station service Phillips 66 dans le Wisconsin.


 


Quand la guerre éclate et que tous les hommes partent au combat, ce sont les quatre soeurs Jurdabralinski qui tiennent le commerce, avec service en patin à roulettes et kiosque à bisous pour rendre leur petite affaire un peu plus attractive. Comme Idgie dans Beignets, Fritzi est un peu garçon manqué et pas du genre à se laisser dicter son destin. Elle devient pilote et intègre un groupe de femmes oubliées de l'histoire, utilisées par l'armée américaine pour convoyer les gros avions de combat des usines aux bases militaires, les WASP (Woman Airforce Service Pilots).


Au fur et à mesure du récit, Sookie se découvre une nouvelle personnalité et s'épanouit en découvrant le fabuleux destin de sa mère, sans renier les acquis de sa vie jusqu'alors. Et nous avec, en réalisant le courage des femmes pendant la deuxième guerre mondiale, les fameuses Rosie the Riveter, et le fait qu'on a toutes notre destin entre nos mains et la possibilité d'en faire quand même ce que l'on veut. Très inspirant n'est-ce pas? Moi qui me pose plein de questions en ce moment sur mes choix, ou plutôt mais non-choix de vie, j'ai trouvé dans ce livre beaucoup d'énergie et de réconfort, avec la petite touche rétro dont je raffole! Je vous le recommande vivement, et n'hésitez pas à partager votre point de vue, sur le livre ou sur la façon dont nos origines, notre caractère ou les événements façonnent notre destinée....


La dernière réunion des filles de la station service, de Fannie Flagg, éditions Cherche Midi, 462 p.

vendredi 1 mai 2015

Western et compagnie (la vérité sur Station Horizon)

Restaurent Rothis à Steg dans le livre de Yann Gross, chemises Rumble 59 et Isabelle Marant, boots Tony Mora
Vous avez aimé la série de notre télévision nationale Station Horizon? Je me réjouissais tellement, en bonne Valaisanne et fan de l'Amérique. Je n'ai pas raté un épisode, mais bon, il faut bien le dire, cette production était totalement risible. Accents pas crédible, dialogues surréalistes, clichés en rafale même pas drôles, et univers country entièrement pillé dans le livre Horizonville de Yann Gross, que je n'ai pas vu crédité à un seul endroit si je ne m'abuse. Alors rendons à César ce qui est à César, et achetez ce livre merveilleux qui retrace un road trip sociologique de plusieurs mois dans la vallée du Rhône, au contact de ces cow-boys valaisans si attachants. Tout y est, la station service, le bar Cheyenne, la boîte à strip-tease, la line dance, c'est tellement énorme!




En ce vendredi pluvieux premier jour de mai, j'ai ressorti mes santiags, ma chemise Isabelle Marant, et je feuillette avec délice cet excellent livre (vous le trouvez sur cede.ch par exemple), en écoutant le dernier disque de mon cow-boy préféré, le trop mignon Handsome Hank. Bon week-end, bon courage, et rendez-vous à Chippis pour la saison 2 (ou pas).


dimanche 26 avril 2015

Paul Mitchell à la quinoa pour soigner mes cheveux colorés



Saviez-vous qu'en Amérique, les femmes préfèrent dépenser en soins pour les cheveux plutôt que pour le visage? C'est incroyable, l'hydratation, elles s'en tapent, par contre, avoir du volume et le crin qui brille est une obligation! Parmi les marques stars, il y a Paul Mitchell, encore peu connu chez nous. La marque a été fondée à Beverly Hills en 1980, par Paul Mitchell, un coiffeur originaire d'Ecosse, et le millionnaire philanthrope John Paul DeJoria. Paul est mort d'un cancer en 1989 à l'âge de 53 ans, et John est toujours CEO. Bon à savoir pour votre conscience, Paul Mitchell n'appartient donc PAS à L'Oréal, miracle! Elle est cruelty free et soucieuse du bien-être de ses employés, de ses consommateurs et soutient de nombreuses actions caritatives.

Je ne connais pas encore bien les produits mais j'ai eu l'occasion de tester le duo shampooing et conditionneur à la quinoa pour cheveux colorés Ultimate Color Repair et je vais vous livrer ici un secret: cette ligne a un parfum qui rappelle l'Huile Prodigieuse de Nuxe!!!! Pour toutes les fans de cette odeur emblématique de plage et de vacances, ruez-vous sur ces produits! Je dois dire que mes cheveux étaient sublimes après ce premier traitement, forts, légèrement parfumés à cette odeur addictive, lisses et brillants, avec un volume plus important que d'habitude. Il y a aussi une huile réparatrice que je n'ai pas encore testée. Je sens que je vais faire des infidélités à mes gentils shampooings bio, sans sulfates etc. Mince alors! Je regrette juste que malgré une philosophie qui privilégie les ingrédients et actifs naturels, les formules restent assez chimique. Certes, la quinoa est en bonne place dans la liste, ainsi que des huiles végétales, mais ne vous attendez pas à un produit naturel! Mais bon, il y a une certaine recherche et l'entreprise s'engage également en faveur de l'environnement.

Paul Mitchell va gentiment arriver chez les coiffeurs en Suisse romande. On le trouve déjà pas mal outre-Sarine, et on peut de toutes façons commander tous les produits sur les sites spécialisés comme PerfectHair.ch. Le shampooing y est à 33 fr. 30 (250 ml) et le conditionneur 34 fr. 20 (200 ml). L'huile Triple Rescue à 32 fr. 40 (150 ml). Il existe aussi un petit kit pour essayer ces trois produits en petit format pour 40 fr.

lundi 2 mars 2015

Défi du lundi: si j'avais une baguette magique...

Nicole Kidman et Sandra Bullock dans Les Ensorceleuses - j'adore tous les films de sorcière!

Quelle bonne idée, de nous inviter à rêver un lundi, chère My Beauty Québec. Comme je fais partie des allergiques aux lundis et que je n'ai souvent pas assez de matière pour participer aux autres défis du lundi plus cosmétiques, je lève le voile sur quelques miettes de mon intimité, même si la réponse à certaines questions se trouvent déjà quelque part sur ce blog. C'est parti:

Si vous pouviez changer un de vos traits physiques, lequel changeriez-vous?

C'est mon poids, évidemment, avec 80 kilos maintenant, je frise l'obésité, et c'est vraiment très dur à encaisser. J'ai raconté mon programme avec Metabolic Balance, qui m'avait fait perdre 7 kilos et demi, soit 10% de mon poids, à l'époque où j'avais atteint 75 kilos. Comme dans 90% des régimes, j'ai repris le double et je dois dealer maintenant avec 80 kilos bien tassés, et la hantise de voir mon poids augmenter encore (mes tantes et ma grand-mère ayant pu atteindre 100 kilos, merci la génétique).

Si vous pouviez changer un de vos traits de caractère, lequel changeriez-vous?

Ma timidité maladive, qui m'empêche de faire tellement de choses dans la vie, comme simplement être heureuse... Je ferais des cours de danse rétro, je chanterais dans un groupe, je serais une journaliste épanouie et je ne serai pas malade à chaque fois que je dois partir en voyage ou faire une interview (50% de mon job, c'est moche, hein, mais en même temps j'ai testé une bonne palette de jobs durant mes études et j'en connais aucun qui soit fait pour les grands timides, pas même caissière, et tant mieux d'être obligée de sortir de sa zone de confort tous les jours sinon je serais ermite dans un monastère tibétain - abandonné de préférence, pas dans une communauté).

Si vous pouviez revivre un beau moment de votre vie, lequel choisiriez-vous?


Mon premier baiser avec mon bonami (parce que j'aimerais bien m'en rappeler tout court...).

Si vous pouviez vivre dans n’importe quel endroit du monde, où vous installeriez-vous?


En Angleterre, pas forcément à Londres, sauf si je pouvais le faire sans aucun souci d'argent. Et je garderais mon chalet dans les Alpes et une bicoque en Italie, n'importe où mais au bord de la mer.
Si vous pouviez devenir égérie pour une grande marque, laquelle choisiriez-vous?

Kenzo, Clarins ou Weleda...
Si on vous donnait 500 $ à dépenser, dans quelle boutique iriez-vous et qu’achèteriez-vous?

Il me faudrait beaucoup plus que 500$ pour aller chez Hermès m'acheter un sac! Mais sinon cela devrait juste suffire pour une robe Diane von Fürstenberg (aux soldes).
Si vous gagnez au loto demain, que faites-vous?
J'arrête de travailler et je n'écris plus que pour le plaisir. Je régale mes proches bien sûr. Et je m'achète les maisons citées au point 4, ainsi qu'une magnifique attique avec terrasse et vue sur le lac à Lausanne.

Si vous pouviez passer 24 h avec une personne, vivante ou morte, fictive ou réelle, qui serait l’heureux(se) élu(e)?


Katharine Hepburn? Jackie Kennedy? Marilyn Monroe? Non, si je ne devais en choisir qu'une seule, ce serait Jessica Fletcher, l'héroïne d'Arabesque!

Si vous pouviez vivre dans l’époque de votre choix (passée ou future), quelle serait-elle?

Ai-je besoin de le dire? Les années 50 (en Amérique)!!!!

samedi 26 juillet 2014

Roadtrip USA chapitre 4: Las Vegas


Aaaaah, Las Vegas, la ville du péché, une aberration qui a poussé au milieu du désert, allez savoir pourquoi.... Je l'adore pour son imagerie soooooo vintage and sooooo american, mais je ne peux m'empêcher de trouver ça fou, rien que du point de vue écologique.... Avec le nombre de touristes qui y séjournent et qu'il faut bien nourrir, c'est ridicule, tout est acheminé par camion ou par avion, fruits, légumes, poissons, c'est complètement absurde, mais bon.... Et comme partout ailleurs, nous avons laissé des tonnes de nourriture dans nos assiettes car les portions servies dépassent complètement le niveau de la raison, c'est déprimant. Et j'ai été très, très malade, sans doute aussi à cause du choc des températures, 41° dans la rue, 18 à l'intérieur, je n'ai fait que mettre et enlever ma jaquette et mon foulard en passant de l'un à l'autre pour éviter l'angine.... Mais bref, reprenons le fil de notre road trip.





Nous avons donc quitté un lundi matin la douce ville de Long Beach direction Las Vegas par la freeway numéro 15, à travers le désert Mojave. C'est long, 435 kilomètres de ligne droite à travers des paysages plutôt pelés! Je voulais m'arrêter au Peggy Sue's Diner que j'avais vue sur le blog d'Eléonore Bridge. J'avais compris qu'il était DANS Calico Ghost Town, une espèce de village fantôme genre décor de western abandonné, mais ceci est une attraction (payante). Le diner lui est simplement sur l'ancienne route 66, parallèle à la freeway, donc il faut sortir de l'autoroute, suivre les panneaux et vite se réfugier dans cet oasis fifties au milieu de la fournaise. Outre le restaurant bien kitsch avec ses serveuses plus très jeunes en uniforme turquoise, le lieu propose un "pizza parlor" et une boutique de souvenirs liés au cinéma, ainsi qu'un comptoir à glaces. Et un Elvis diseur de bonne aventure (on a pris un ticket, il y avait nos lucky numbers, utiles pour le casino). Mais il a oublié de nous prévenir qu'on allait se faire arrêter par la police pas longtemps après pour excès de vitesse (mon bonami se croit toujours dans un jeu vidéo quand il conduit). Pas réussi à prendre en photo le flic avec son chapeau et ses Ray-Ban, faut dire que je faisais pas trop la maligne, mais bon, on s'en est sorti avec un avertissement, pas de mains sur le capot ni de menottes, ouf, pas même une amende, merci la bonne étoile de bonami!




Il faut donc environ 4h30 pour arriver à Las Vegas. On a fait deux fois le tour du Strip en voiture pour admirer tous les hôtels mythiques, le New York New York, le Paris, Excalibur, Luxor, Ceasar's Palace, Venetian, le Bellagio, son lac et ses hallucinantes fontaines qui font le show plusieurs fois par heure, comme le Mirage et son volcan qui s'enflamme deux fois par soir. J'ai eu en choc en voyant un immense trou à la place de l'hôtel Sahara où j'avais dormi lors de mon premier voyage. Y'a plus! Ca n'arrête pas de construire, de bouger, c'est fou. L'attraction des bateaux pirates au Treasure Island était aussi à l'abandon, tout fout le camp, dommage, j'avais beaucoup aimé.

Le New York New York est entièrement traversé par un roller coaster. Burp.





Le faux Grand Canal du Venetian, on s'y croirait.

Nous avions réservé deux nuits à un prix ridicule (79$) au Flamingo, le plus vieil hôtel du Strip, construit en 1946 par le gangster Bugsy Siegel et ses associés mafiosi. Son univers tropical peuplé de flamants roses (vivants!) m'a immédiatement plus, et son célèbre restaurant Margaritaville encore plus. On y a pris un apéro en arrivant le premier soir, deux margaritas classiques (alors qu'il y en a 14 différentes sur la carte ou un truc du genre) avec une assiette de nachos volcano, inutile de dire qu'on avait mangé jusqu'au lendemain!



Le biotope de l'hôtel qui abrite flamants roses, oiseaux exotiques, poissons et tortues.
Vue sur la plus grande roue du monde, 167m de haut, depuis le 27e étage de l'hôtel Flamingo.


Vue nocturne de la baie vitrée de notre chambre.



 

En vérité cette petite ville m'a donné le tournis et je ne me suis pas sentie très bien. La chambre, immense, au 27e étage, offrait une vue magnifique mais elle ne sentait pas très bon, et finalement il y avait tellement de restaurants qu'on ne savait pas où manger. J'ai souffert de ne pas avoir de bons petits-déjeuners, et j'ai même vomi mon souper du Hash House à Go Go (des pennes au blanc de poulet à la sauge, selon la carte, un truc infâme baignant dans une sauce écoeurante avec 1 kilo de poulet pané par dessous, rien que d'y penser mon estomac se révulse à nouveau). On aurait dû peut-être rester au restaurant japonais mais les prix étaient complètement prohibitifs et manger des sushis dans le désert, je ne sais pas mais ça me heurtait.

Bon appétit!

J'ai eu aussi très peur de finir sur la paille car mon bonami aime le jeu. Mais avec Jupiter en carré, il n'avait aucune chance de gagner! Il a néanmoins eu du plaisir à s'essayer à la roulette et au black jack avec des vieux en chemise hawaïenne qui l'appelaient "buddy", clope au bec (oui, les casinos sont fumeurs), whisky à la main (boissons gratuites aux tables de jeu), jusqu'à pas d'heure (les casinos sont ouverts 24h sur 24). C'est la ville de la perte pour les accros... Le casino du Flamingo fait 7000 m2, vous imaginez? Bref, on a perdu quelques centaines de dollars quand même, ouch!


J'ai passé une après-midi à la piscine de l'hôtel mais ce n'était pas comme sur les photos. Il y avait tellement de gens bourrés avec de la musique à fond genre MTV The Grind, cela m'a légèrement gâché mon plaisir. Je n'ai trouvé que tardivement, en allant aux toilettes, l'autre bassin plus calme, le Beach Club Pool, où je me suis sirotée deux Mai Tai sur ma chaise longue, avec mon livre et mon iPod. Ouf! J'ai entendu une cérémonie de mariage à la chapelle qui était derrière les arbres, avec Céline Dion pour musique, ça m'a foutu le blues, moi qui rêvais de me marier incognito à Vegas!


J'ai erré longtemps dans les deux boutiques de souvenirs de l'hôtel, celle des flamants et celle de Margaritaville, sans rien acheter malgré la pléthore de gadgets, T-shirts, linges, tasses, shakers etc, mais trop, comme d'hab!!!! On a fait en revanche un tour au Bonanza Gift Shop, le plus grand du monde, avant de partir. J'y ai trouvé deux trois babioles, des boules de Noël notamment, et surtout, le magnet parfait pour moi qui résume mon état d'esprit en voyage....




Bref, deux nuits étaient amplement suffisantes dans cette ville de perdition. On dit que ce qui se passe à Vegas reste à Vegas. J'ai beaucoup ri en voyant le slogan modifié sur un T-Shirt au Bonanza: What happens in Vegas will stay for ever on Facebook and YouTube! C'est pas faux!




On a rendu la voiture à l'aéroport avant de prendre l'avion pour Seattle. On y mangé un excellent hamburger dans un adorable diner, mon deuxième burger seulement du séjour après plus de 10 jours, et je me suis dit que je ferais mieux de ne manger que ça, plutôt que de vouloir bien faire... et d'être malade! L'aéroport Mc Carran de Las Vegas est un parc d'attraction comme le reste de la ville, il y avait même un distributeur de produits Benefit! I love it.