Vous vous rappelez du film Beignets de tomates vertes, avec Kathy Bates, Mary Stuart Masterson et Mary-Louise Parker (avant Weeds)? Il fait partie de mes films préférés, ces films qui font du bien, qui donnent envie de ruer dans les brancards, de casser la routine et de vivre sa vie comme on l'entend, n'est-ce pas?
Je n'ai pas lu le livre de Fannie Flagg dont est tiré ce film, ni le suivant, Miss Alabama et ses petits secrets. Je viens de terminer en revanche son dernier roman traduit, La dernière réunion des filles de la station-service, que j'ai beaucoup aimé. On y retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de Beignets de tomates vertes. Les mauvaises langues y verront même un duplicata parfait. Prenez une femme dans la fleur de l'âge (cad dire bientôt 60 ans), bien engluée dans un mariage ronronnant, qui se pose des questions sur le sens de sa vie. Dans Beignets... , il s'agissait de Kathy Bates, alias Evelyn, quadra timide et mal dans sa peau qui découvre son pouvoir de femme au contact de la charmante Ninnie, pensionnaire d'une maison de retraite (Towanda!!!).
Dans La dernière réunion, il s'agit de Sookie, gentille épouse d'un dentiste, qui vient de marier la dernière de ses trois filles et dont le seul souci est de gérer sa vieille mère excentrique et réussir à nourrir les petits oiseaux de son jardin alors que les gros viennent leur piquer toutes les graines... Un jour, Sookie apprend par un courrier recommandé qu'elle a été adoptée. Le récit plonge alors dans les années 30, pour découvrir qui était Fritzi, la mère naturelle de Sookie. Comme dans Beignets, les deux histoires se lisent en parallèle dans le temps. A la place du petit monde du Whistle Stop Café, on s'attache petit à petit à la famille de Fritzi, des immigrés polonais qui tiennent une station service Phillips 66 dans le Wisconsin.
Quand la guerre éclate et que tous les hommes partent au combat, ce sont les quatre soeurs Jurdabralinski qui tiennent le commerce, avec service en patin à roulettes et kiosque à bisous pour rendre leur petite affaire un peu plus attractive. Comme Idgie dans Beignets, Fritzi est un peu garçon manqué et pas du genre à se laisser dicter son destin. Elle devient pilote et intègre un groupe de femmes oubliées de l'histoire, utilisées par l'armée américaine pour convoyer les gros avions de combat des usines aux bases militaires, les WASP (Woman Airforce Service Pilots).
Au fur et à mesure du récit, Sookie se découvre une nouvelle personnalité et s'épanouit en découvrant le fabuleux destin de sa mère, sans renier les acquis de sa vie jusqu'alors. Et nous avec, en réalisant le courage des femmes pendant la deuxième guerre mondiale, les fameuses Rosie the Riveter, et le fait qu'on a toutes notre destin entre nos mains et la possibilité d'en faire quand même ce que l'on veut. Très inspirant n'est-ce pas? Moi qui me pose plein de questions en ce moment sur mes choix, ou plutôt mais non-choix de vie, j'ai trouvé dans ce livre beaucoup d'énergie et de réconfort, avec la petite touche rétro dont je raffole! Je vous le recommande vivement, et n'hésitez pas à partager votre point de vue, sur le livre ou sur la façon dont nos origines, notre caractère ou les événements façonnent notre destinée....
La dernière réunion des filles de la station service, de Fannie Flagg, éditions Cherche Midi, 462 p.
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dimanche 20 septembre 2015
dimanche 15 juillet 2012
Qu'est-ce qui fait l'été?
Je vais vous le dire franchement: je passe un sale été. Ce n'est pas le premier, ni le dernier sans doute, mais là, j'accumule les revers de fortune (la faute à Saturne en carré avec mon Soleil natal qui me met de sacrés bâtons dans les roues). Le dernier est arrivé hier dans ma boîte aux lettres: mon dossier en retour pour l'appart de mes rêves pour lequel j'étais prête à beaucoup de sacrifices et qui m'est passé sous le nez alors que l'affaire semblait dans le sac. Bref, ça ne sert à rien d'y repenser encore et encore, je n'avais pas une grande marge de manoeuvre et c'est ainsi, voilà. Je n'ai pas réservé de vacances parce que je pensais déménager, au lieu de ça je vais passer deux semaines à regarder le plafond dans mon appart sans balcon et son soleil. Super. J'essaie de me raccrocher aux choses que j'aime. Et l'arrivée dans mon courrier au boulot du dernier Elizabeth George (qui ne paraîtra qu'en octobre) m'a presque réconciliée avec la vie! Je l'ai mis sur ma pile de polars préparée pour l'été, ce sera ma prochaine lecture, dès que j'aurais fini de regarder cette putain de série qui m'a complètement scotchée: Revenge! Découvrez le trailer là, c'est de la balle!
Ensuite, ben j'ai craqué assez vite pour les fringues, malgré mes promesses. En passant à la boutique Laboratoire, je me suis offerte une blouse à carreau et une jupe en jeans avec bordure en tissu vichy et fleurs de la collection Rebel Rebel, pour fêter mes kilos envolés. Je fais encore un poids largement supérieur à ce qui pourrait paraître décent mais c'est marrant comme tout est relatif: après avec atteint un chiffre record, celui-ci me paraît merveilleux et je suis toute contente de rentrer dans du... 42! Je suis bien humble, n'est-ce pas, mais ne serait-ce pas la clé du bonheur? Accepter ce qu'on est et ce qu'on a? C'est ce que je suis en train d'apprendre, au cours de ces semaines désespérément ternes...
Quatre produits tendrement verts travaillent aussi à adoucir mon quotidien. La délicate senteur de Cologne de Mugler que j'ai déjà présentée, comme ma crème radieuse à l'huile essentielle et eau d'angélique bio, de L'Occitane. Je prends particulièrement soin de ma peau pendant ce régime parce qu'à mon âge, on dit qu'il faut choisir entre le visage et les fesses, et certaines personne m'ont déjà fait remarquer que cela se voyait beaucoup à mes joues creusées que j'avais maigri. Noooooon, c'est justement ce que je ne voulais pas! Je me tartine donc avidement de sérums, crèmes de jour et autres élixirs réparateurs de nuit! J'ai aussi ouvert un nouveau tube de crème pour les mains que je gardais précieusement dans ma réserve de cosmétiques, aux herbes secrètes de La Bastidiane (chez Marionnaud). Ca sent le foin et les sentiers bordés de petites fleurs, c'est un délice! A l'huile d'olive AOC de Provence, huile essentielle de romarin, extrait de calendula, d'argousier et de mimosa! On se croirait dans le Var! Je prends soin de mes mains donc et aussi de mes pieds avec cette huile de bain lactée Dr. Pierre Ricaud qui prépare à la pédicure, indispensable quand on marche pieds nus toute la journée comme moi (pas dans la rue, hein, je ne suis pas une hippie, mais chez moi et au job, c'est bare foot all the time!)
Et comme je ne partirai pas en vacances cette année, je me console avec les cadeaux que mes amis me ramènent de leurs voyages fantastiques... Du Japon, merci à S. et à O. qui ne se connaissent pas mais me connaissent bien, moi! Kawaï!
Et merci aussi à M. pour ce ravissant cupcake-boîte à secrets, qui a traversé les océans tout coincé dans ses bagages pour arriver du Vietnam chez moi, où il est bien sûr complètement raccord avec toute la déco!
mercredi 19 octobre 2011
Black Out, une nouvelle de Polly Perkins
C'est fait bizarre, ma première publication sous ce nom! Bon, c'est une nouvelle d'une page dans un ouvrage collectif imprimé à l'ancienne et à la main par mon ami Nicolas de l'Atelier Typo. Fan de truc vintage comme moi (mais lui c'est plus les trains, les presses et Sherlock Holmes), il a fait de sa passion son travail à plein temps. Pensez à lui pour vos faire-parts, invitations, cartes de visites etc, il se fera un plaisir de vous concocter un produit sur mesure, original et résolument vintage!
jeudi 21 juillet 2011
Paléo, beaux livres et envie de tatouage
Toujours sous la grisaille, et après une soirée à Paléo, j'ai plus que jamais besoin de chaleur et de lumière! Suis passablement dégoûtée par les conditions avec lesquels les festivaliers doivent composer. Je n'ai aucun problème à patauger dans la boue, il suffit de s'équiper, j'y ai déjà survécu des milliers de fois, et hier j'ai vu quatre excellents concerts (Aaron, Angus & Julia Stone, Portishead et June & Lula, dont je vous parlais ici), mais mettre près de 4h pour rentrer chez soi un soir de semaine, c'est intolérable. Je remercie les organisateurs qui encouragent à venir en train mais qui n'assurent pas ensuite le transfert de 25'000 festivaliers. Eh oui, ça en fait des têtes de pipe à faire passer de la gare CFF à la Plaine de l'Asse par le petit train archaïque dans lequel les gens se tassent comme des bestiaux au milieu d'une foire d'empoigne générale. Il faut parfois attendre le troisième passage pour pouvoir y accéder, autant dire qu'il faut prévoir large question horaire! Au retour, l'alternative bus-navette dessert huit arrêts avant d'arriver à la gare, soit une bonne vingtaine de minutes, presque autant de temps qu'à pied! Merci, les gars, mais vous ne me reverrez plus, ni en voiture, ni en train, ni en vélo, et tant pis ce soir pour Anna Calvi, Pj Harvey, Julian Casablancas et ses Strokes et même mes petits chouchous de Mama Rosin & Hipbone Slim, go fuck yourself.
Ce soir, Polly reste dans ses pantoufles Playboy roses et s'instruit avec ses derniers achats culturels sur Amazon.
Rockin' - The Rockabilly Scene, de Andrew Shaylor, une magnifique plongée en images dans le monde des pin-ups et des rockers, pour qui le rockabilly n'est pas seulement une musique mais un mode de vie. Des racines dans l'Amérique des années 50 aux concentrations actuelles dans la campagne anglaise ou à Las Vegas, l'immersion est totale. L'auteur avait publié précédemment un livre de photos sur les Hells Angels... Editions Merrel, 17£.
The Day of the Dead, el dia de los muertos, mon autre obsession, l'art populaire mexicain et la fête des morts, y sont célébrés sur 176 pages d'illustrations et photos à la fois gaies et morbides. Les portraits de Gayla Partridge de 666 Photography sont spécialement à tomber, et j'y ai retrouvé l'image qui est sur un T-shirt ramené de New York. Aux éditions Korero dont j'ai bientôt l'intégralité des publications, 15 £.
Et un petit livre qui ne mange pas de pain pour tout savoir sur Our Lady of Guadalupe, la madone version mexicaine, dont une effigie pourrait bien orner mon mollet dans un futur très proche. Voilà déjà bientôt trois ans que j'ai terminé mon dos en tatouage et l'envie d'une nouvelle décoration me titille l'épiderme... A suivre! Viva Guadalupe, de Jacqueline Orsini Dunnington, Museum of New Mexico Press, 16 £.
Il faudrait d'ailleurs que je fasse un post sur le tatouage, ça boosterait peut-être un peu mes stats qui sont au plus bas en ce mois vacancier... J'ai été attirée dernièrement par un article sur le blog de Madmoizelle, J'ai testé... me faire tatouer et dont le teasing dans la newsletter laissait entendre que c'était un gros morceau. En découvrant la photo à la fin, j'ai ri en me disant que la grandeur d'un tattoo était vraiment une notion très subjective...
Ce soir, Polly reste dans ses pantoufles Playboy roses et s'instruit avec ses derniers achats culturels sur Amazon.
Rockin' - The Rockabilly Scene, de Andrew Shaylor, une magnifique plongée en images dans le monde des pin-ups et des rockers, pour qui le rockabilly n'est pas seulement une musique mais un mode de vie. Des racines dans l'Amérique des années 50 aux concentrations actuelles dans la campagne anglaise ou à Las Vegas, l'immersion est totale. L'auteur avait publié précédemment un livre de photos sur les Hells Angels... Editions Merrel, 17£.
The Day of the Dead, el dia de los muertos, mon autre obsession, l'art populaire mexicain et la fête des morts, y sont célébrés sur 176 pages d'illustrations et photos à la fois gaies et morbides. Les portraits de Gayla Partridge de 666 Photography sont spécialement à tomber, et j'y ai retrouvé l'image qui est sur un T-shirt ramené de New York. Aux éditions Korero dont j'ai bientôt l'intégralité des publications, 15 £.
Et un petit livre qui ne mange pas de pain pour tout savoir sur Our Lady of Guadalupe, la madone version mexicaine, dont une effigie pourrait bien orner mon mollet dans un futur très proche. Voilà déjà bientôt trois ans que j'ai terminé mon dos en tatouage et l'envie d'une nouvelle décoration me titille l'épiderme... A suivre! Viva Guadalupe, de Jacqueline Orsini Dunnington, Museum of New Mexico Press, 16 £.Il faudrait d'ailleurs que je fasse un post sur le tatouage, ça boosterait peut-être un peu mes stats qui sont au plus bas en ce mois vacancier... J'ai été attirée dernièrement par un article sur le blog de Madmoizelle, J'ai testé... me faire tatouer et dont le teasing dans la newsletter laissait entendre que c'était un gros morceau. En découvrant la photo à la fin, j'ai ri en me disant que la grandeur d'un tattoo était vraiment une notion très subjective...
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lundi 11 juillet 2011
Polly lit et rêve du Somerset
Durant ce week-end de célibat forcé, je me suis aussi adonnée à mon passe-temps favori: la lecture! J'ai pu ainsi finir le pavé sentimental sur lequel je rêvassais depuis des semaines, lire d'une traite l'excellent roman d'un ami et commencer enfin mon premier polar de l'été... Mais d'abord je dois vous parler du dernier livre que j'avais dévoré auparavant, en plein Festival de Cannes...
Daniel Depp est le demi-frère de Johnny. Il n'a pas le même physique avantageux que son cadet mais à la place une plume acérée qu'il utilise pour des romans cruels et trépidants ayant pour cadre Hollywood. Ha ha ha comme son avertissement en préambule m'a fait hurler de rire: "... l'auteur appelle la communauté du cinéma international à cesser de se reconnaître dans chacun de ses personnages et à lui lâcher la grappe aux soirées." Anna Mayhew n'existe pas donc, l'héroïne de ce deuxième roman où l'on retrouve le détective privé David Spandau (fictif lui aussi, évidemment) en proie à une nouvelle affaire croustillante. A savoir protéger cette actrice vieillissante et tête brûlée du psychopathe qui menace de la découper, alors que celle-ci s'apprête à partir pour Cannes. Francophile, Daniel Depp dépeint une Croisette plus vraie qu'à la télé et invente une galerie de personnages une fois de plus complètement crédibles. Les gueules de bois sont d'un réalisme rare comme les turpitudes de l'âme humaine. Un régal, des troquets de Sunset Boulevard aux grillons de Provence.
Babylon Nights, Daniel Depp, Presses de la Cité, 322 pages
Voilà longtemps que je voulais lire un roman de Katherine Pancol, et surtout celui-là, avec son titre accrocheur. J'ai attendu la sortie en Poche et me suis plongée dans ce pavé de quelques 939 pages (pire qu'un Harry Potter). J'ai eu de la peine à en venir à bout, les tranches de vie de Joséphine, Hortense, Shirley et compagnie sont certes gratinées mais pas autant palpitantes qu'un bon vieux polar. J'ai quand même tourné les pages jusqu'à la dernière pour connaître l'épilogue (qui pue la suite à plein nez mais bon, quand on tient une bonne saga, autant l'exploiter un max). C'est joliment dit, avec des portraits bien ciselés et des trajectoires tragiques, voire surréalistes, entre Paris, Londres et finalement New York. Des femmes qui aiment, souffrent, engendrent, jubilent, se confient, vivent, tout simplement. Je n'ai pas lu les autres mais ce livre est la suite de La Valse lente des tortues et Les yeux jaunes des crocodiles. Katherine Pancol est française et l'auteur de sept romans en tout.Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, Katherine Pancol, Livre de poche, 939 p.

Le livre que j'ai lu d'une traite dimanche matin alors qu'il tombait des cordes est l'oeuvre de mon collègue et ami Julien Burri. Quel talent et quelle complexité derrière ses grands yeux azur. Julien a publié son premier recueil de poésie à 17 ans, et n'a jamais cessé d'écrire depuis, des vers mais aussi des récits tout aussi poétiques. Beau à vomir reprend le principe d'une narration à la troisième personne avec des gens qu'on croit reconnaître dans un décor complètement local (la piscine de Montchoisi et ses vagues...), comme dans son précédent roman, le très troublant Poupée. Extrêmement sensible, Julien dirige ses personnages avec une précision cinématographique et un choix du détail au fort pouvoir évocateur. Avec derrière cet esthétisme méticuleux une cruauté et une pulsion morbide qui vient vous gifler à la fin de chaque récit (cinq histoires différentes se tissent autour du personnage à la beauté insolente, Ralf). Plongez-y, c'est très vite lu mais les effets durent longtemps!
Beau à vomir, Julien Burri, Bernard Campiche Editeur, 160 p. en libraire ou ici.

Et je garde le meilleur pour la fin, avec la livraison estivale de Mo Hayder. Après la trilogie sauvage de Rituel, Skins et Proie, Mo Hayder abandonne ses personnages de Flea Marley et Jack Caffery pour un nouveau duo planté cette fois dans le décor de Bath, la ville où elle vit et enseigne actuellement. Deux soeurs qui ne se sont plus parlé depuis 18 ans se retrouvent au coeur d'un drame, Sally qui se prend pour la dernière des cruches et Zoé sa barroudeuse de soeur, inspectrice. Je ne peux guère vous en dire plus, je ne suis qu'au premier quart, d'autant que Mo est la reine de la fausse piste, mais je sais que je ne vais pas le lâcher de la semaine. Un polar anglais comme j'adore, dans ce pays où tout me parle, les cottages, le tea time, la mentalité des gens, avec cette fois une pincée de tarologie (eh oui, les lames du titre ne sont pas celles du tueur). J'adore déjà cette cité de Bath dont une copine me parlait dernièrement et je pourrais bien mettre le Somerset sur la liste de mes prochaines escapades.
Les lames, Mo Hayder, Presses de la Cité, 475 pages.
Bonus: Comme par hasard aujourd'hui je rédigeais la troisième chronique de ma série sur Les tubes de l'été à propos de Metronomy. Je suis passée à côté de ce quatuor anglais qui a joué au For Noise il y a deux ans (aucun souvenir...). Peut-être parce que leurs précédents disques étaient trop électro? English Riviera, ce troisième album sorti en avril fait discrètement sa place dans les play-lists radiophoniques tandis que la presse branchouille s'extasie devant chacun de ses titres. Il évoque la douceur des stations balnéaires du Devon dont le groupe est originaire et le clip de The Bay a confirmé mon envie de faire un long séjour dans le sud ouest de l'Angleterre... Je crois en tout cas que j'ai choisi dans quel pays j'allais faire mon mois de mise à niveau d'anglais (j'hésitais depuis des lustres)...
Regardez-le plusieurs fois, c'est un amour qui naît lentement...
vendredi 22 avril 2011
Polly lit aussi (4 romans pour Pâques)
Un peu de lecture avant ce long week-end pascal? Voilà mes quatre derniers romans de chevet. "La maison en pain d'épices" d'abord, de Carin Gerhardsen. Cette mathématicienne de formation, mère de famille, a abandonné son job pour se consacrer à l'écriture. Ce premier roman froid et précis dans la tradition des polars suédois se savoure comme un paquet de biscuits au gingembre. Comme souvent, deux enquêtes s'entremêlent, celle de ce tueur en série qui élimine un à un ses camarades d'école qui le torturaient enfant, et celle plus distante d'une agent de police victime d'un viol. La vie privée des personnes sert de toile de fond à une action policière bien ficelée, avec force détails et rebondissements. Il s'agit du premier tome d'une trilogie, et c'est peut-être ce qui me plaît le moins... (Fleuve Noir, 300 p.)
Asa Schwarz est (ô étonnant) une auteur suédoise dont le premier métier était consultante en sécurité informatique (toute ressemblance avec l'auteur ci-dessus ne serait que pur coïncidence!). Quelques détails liés à la technologie viennent parsemer l'intrigue de son "Nephilim" mais c'est avant tout la cause écologiste qui plante le décor. Nova est une militante de Greenpeace à dreadlocks qui se rend chez un grand patron de l'industrie pour vandaliser son appart et qui le retrouve atrocement assassiné avec toute sa famille. Le cauchemar se poursuit quand chacunes des personnes listés par Nova et ses amis comme les "Dirty Thirty", les responsables des 30 entreprises les plus polluantes de Suède, meurent les uns après les autres. L'inspecteur chargée de l'enquête s'appelle Amanda et n'a pas l'intention d'accorder le bénéfice du doute à la pauvre Nova. Comme vous l'imaginez, l'affaire est plus complexe que ses apparences. Nova se retrouve en coeur d'un embroglio de croisades pour sauver la planète et de croyances millénaristes. Excellent. (Presses de la Cité, 282 p.)
Ah, enfin un auteur français! "Dame de trèfle" est le quatrième volet de la série d'Alexis Lecaye consacrée aux Dames. On y retrouve l'inspecteur Martin au service d'une femme dans le coma problement traquée par une secte et ses deux enfants perdus dans la nature. Armony, une strip-teaseuse en perdition qui a aidé la victime avant sa chute pourrait être la prochaine sur la liste du tueur psychopathe mais s'est mise elle-aussi aux abonnées absentes. Une enquête atypique qui ressemble à une course contre la montre, avec toujours des bribes de l'intimité des personnages pour corser le tout. Vraiment pas mal, ce livre m'a donné envie de lire les autres. La honte, je ne connaissais pas Alexis Lecaye, auteur d'une trentaine de romans, également producteur et réalisateur, notamment des Julie Lescaut. Dame de trèfle sera d'ailleurs adapté sur France 2. (Editions du Masque, 378 p.)
Un dernier pour la route, ni suédois, ni policier. "Lucy Gayheart" est un de ces romans classiques tout simples mais profondément marquants. Célèbre auteure américaine de l'entre deux guerres récompensée d'un Pulitzer, Willa Cather a signé ce récit en 1935. Mais l'intrigue se déroule au tout début du siècle entre le Nebraska et l'Illinois, où la glace et les mètres de neige en hiver n'empêchent nullement les gens de couler des jours heureux. Lucy Gayheart est une fille de son temps, à peine plus têtue ou aventurière, qui part à la ville (Chicago) pour y faire ses expériences comme on dit. Sensible, instructif et rassurant, ce roman nous plonge dans une Amérique désuète mais nous rappelle aussi que la vie, l'amour et la destinée sont des préoccupations de tout temps, de toute classe ou origine. (Rivages, 234 p.)samedi 8 janvier 2011
Bonne année & bonnes résolutions
- Maigrir sans régime, Dr Jean-Philippe Zermati, Odile Jacob (poche)
- Auto-coaching au quotidien, l'apport de la sophrologie, de Laurent Bertel, éditions Jouvence
- Les 7 lois pour se libérer de ses peurs, et reconquérir son indépendance d'esprit, (mon préféré avec ses schémas débiles), de David Veenhuys, chez Jouvence encore
- Déverrouiller ses blocages, et oser vivre, Marie-France Muller (qui enfonce des portes ouvertes), chez Jouvence toujours (merveilleuses éditions Jouvence)
- La vieillesse vient trop vite, et la sagesse trop tard, du Dr Gordon Livingston, une sorte du gourou du bonheur made in USA, chez Marabout
- La positive attitude des paresseuses, un classique pas si mal fait, par Olivia Toja, chez Marabout
- et enfin Comment améliorer ses destins, neuf clés pour mieux vivre sa vie, de Lise Bartoli, aux éditions Payot (le cale-pied de mon lit).
Voilà voilà les filles, contentons-nous de vivre du mieux qu'on peut au plus proche de nos convictions et tout ira bien! Bonne année encore!
vendredi 24 décembre 2010
Trois polars à lire au coin du feu
A la veille de m'enfuir une semaine à la montagne, je glisse l'indispensable polar dans mon sac et on profite pour partager mes trois derniers grands plaisirs de lecture. Camilla, Deborah et Elizabeth, ce sont mes trois reines du polar à moi dont je dévore chaque nouveau roman en quelques jours durant lesquels il ne faut pas me parler et rien me proposer, je suis dans un autre monde. La lecture, c'est magique, et ces femmes ont une imagination incroyable qui me fascine. Mais où vont-elles chercher des histoires aussi noires???
J'aime beaucoup Camilla Läckberg, même si son écriture est un peu "professionnelle" parfois et que ses romans sont tous construits sur le même modèle... à succès! Mais dès le premier tome, je me suis attachée à son personnage d'Erika, qui a mon âge, écrit comme moi et a les mêmes préoccupations que moi. Ca me parle, et je me suis aussi entichée de ces ambiances suédoises, les noms de villages ou de rues imprononçables (un jour, j'irai à Fjällbacka), la mentalité des gens du Nord, les longues descriptions de paysages. Pour moi, Stieg Larsson est quand même un niveau au dessus avec sa trilogie Millenium mais Camilla a une écriture plus féminine, évidemment. L'Oiseau de mauvaise augure est donc son quatrième roman traduit, comme d'hab on y trouve un meurtrier qui cache des choses de son passé avec un double récit qui fait monter peu à peu les souvenirs à la surface même si ces chapitres en italique intercalés sont très énigmatiques. Belle intrigue quand même, belle noirceur de l'âme humaine et beaux sentiments dans lesquels sont empêtrés ses personnages. Je ne vous en dit pas plus, ce serait dommage! Je crois que mon préféré, c'est quand même Le Tailleur de pierre (le troisième), pour le destin incroyable d'Agnès traversant le siècle et les milieux sociaux, maltraitée mais résiliente, en filigrane.
J'ai découvert Deborah Crombie tardivement, du coup je peux rattraper mon retard en dévorant un à un tous ses livres déjà parus. Bon, c'est aussi très inspiré d'Elizabeth George. Comme elle, elle vient des Etats-Unis mais place toutes ses intrigues en Grande-Bretagne. Comme elle, ses deux héros sont un couple de policiers aux relations complexes qu'on suit d'un épisode à l'autre tout en visitant le Cheshire ou les bas-fonds de Londres. Que du bonheur. Les larmes de diamant est paru début novembre. L'inspecteur Duncan Kincaid et sa compagne Gemma James ne travaillent plus ensemble puisqu'ils sont en couple mais cette enquête va les réunir malgré eux autour d'une broche en diamants exceptionnelle. Création d'un grand orfèvre juif, elle avait disparu en Allemagne durant la Deuxième guerre mondiale et réapparaît dans une vente aux enchères londonienne, ravivant d'anciennes blessures pour ceux qui l'ont possédée et provocant d'autres conséquences plus fâcheuses pour ceux qui l'ont eu entre les mains depuis. Destin personnel et histoire se mêlent avec beaucoup de sensibilité, avec ici aussi un récit parallèle décalé dans le temps et rajoutant à l'intrigue. C'est le genre de roman qu'on ne peut plus lâcher une fois qu'on s'y plonge! Et pour les amoureux de Londres, c'est un voyage gratuit dans cette ville merveilleuse.
Mais ma préférée, c'est Elizabeth George, la reine indétrônable du suspens. J'ai lu ses 17 romans, la plupart plusieurs fois, certains en anglais pour pratiquer, et j'ai vraiment l'impression de connaître personnellement ses personnages si attachants, le sergent Barbara Havers, le lieutenant Thomas Linley, huitième comte d'Asherton (aaaaah, l'aristocratie anglaise, comme ça me fascine, leurs manoirs, leurs secrets de famille, leur vie complètement décalée) et les gens qui les entourent, Deborah, Simon Saint-James, Hélène... J'ai souffert avec eux, compati, ri, espéré. Chaque nouvel épisode est un immense bonheur et très vite une frustration en tournant la dernière page (quoi, c'est déjà fini!), un sentiment de manque et une longue attente jusqu'au prochain. Bon, Elizabeth George est si prolixe qu'elle sort quasi un livre par année, telle une machine bien rodée, mais c'est moins flagrant qu'avec Camilla ou l'automate Nothomb. Dans ce Cortège de la mort, on s'immerge dans la New Forest du Hampshire au milieu des poneys et des toits de chaume, on fait des allers-retours entre Londres bien sûr et ce coin de campagne, on assiste au retour à la vie de Linley après la terrible épreuve qui l'a frappé il y a quelques mois (mais comment a-t-elle pu nous faire ça?????), on fait connaissance avec chacun des protagonistes, tous suspects, et on lit une fois de plus une histoire parallèle intercalée entre les chapitres de l'enquête en attendant que toutes les pièces du puzzle s'assemblent avec brio comme seule sait le faire Mrs George, des frissons le long de la colonne vertébrale...
J'aime beaucoup Camilla Läckberg, même si son écriture est un peu "professionnelle" parfois et que ses romans sont tous construits sur le même modèle... à succès! Mais dès le premier tome, je me suis attachée à son personnage d'Erika, qui a mon âge, écrit comme moi et a les mêmes préoccupations que moi. Ca me parle, et je me suis aussi entichée de ces ambiances suédoises, les noms de villages ou de rues imprononçables (un jour, j'irai à Fjällbacka), la mentalité des gens du Nord, les longues descriptions de paysages. Pour moi, Stieg Larsson est quand même un niveau au dessus avec sa trilogie Millenium mais Camilla a une écriture plus féminine, évidemment. L'Oiseau de mauvaise augure est donc son quatrième roman traduit, comme d'hab on y trouve un meurtrier qui cache des choses de son passé avec un double récit qui fait monter peu à peu les souvenirs à la surface même si ces chapitres en italique intercalés sont très énigmatiques. Belle intrigue quand même, belle noirceur de l'âme humaine et beaux sentiments dans lesquels sont empêtrés ses personnages. Je ne vous en dit pas plus, ce serait dommage! Je crois que mon préféré, c'est quand même Le Tailleur de pierre (le troisième), pour le destin incroyable d'Agnès traversant le siècle et les milieux sociaux, maltraitée mais résiliente, en filigrane.
J'ai découvert Deborah Crombie tardivement, du coup je peux rattraper mon retard en dévorant un à un tous ses livres déjà parus. Bon, c'est aussi très inspiré d'Elizabeth George. Comme elle, elle vient des Etats-Unis mais place toutes ses intrigues en Grande-Bretagne. Comme elle, ses deux héros sont un couple de policiers aux relations complexes qu'on suit d'un épisode à l'autre tout en visitant le Cheshire ou les bas-fonds de Londres. Que du bonheur. Les larmes de diamant est paru début novembre. L'inspecteur Duncan Kincaid et sa compagne Gemma James ne travaillent plus ensemble puisqu'ils sont en couple mais cette enquête va les réunir malgré eux autour d'une broche en diamants exceptionnelle. Création d'un grand orfèvre juif, elle avait disparu en Allemagne durant la Deuxième guerre mondiale et réapparaît dans une vente aux enchères londonienne, ravivant d'anciennes blessures pour ceux qui l'ont possédée et provocant d'autres conséquences plus fâcheuses pour ceux qui l'ont eu entre les mains depuis. Destin personnel et histoire se mêlent avec beaucoup de sensibilité, avec ici aussi un récit parallèle décalé dans le temps et rajoutant à l'intrigue. C'est le genre de roman qu'on ne peut plus lâcher une fois qu'on s'y plonge! Et pour les amoureux de Londres, c'est un voyage gratuit dans cette ville merveilleuse.
Mais ma préférée, c'est Elizabeth George, la reine indétrônable du suspens. J'ai lu ses 17 romans, la plupart plusieurs fois, certains en anglais pour pratiquer, et j'ai vraiment l'impression de connaître personnellement ses personnages si attachants, le sergent Barbara Havers, le lieutenant Thomas Linley, huitième comte d'Asherton (aaaaah, l'aristocratie anglaise, comme ça me fascine, leurs manoirs, leurs secrets de famille, leur vie complètement décalée) et les gens qui les entourent, Deborah, Simon Saint-James, Hélène... J'ai souffert avec eux, compati, ri, espéré. Chaque nouvel épisode est un immense bonheur et très vite une frustration en tournant la dernière page (quoi, c'est déjà fini!), un sentiment de manque et une longue attente jusqu'au prochain. Bon, Elizabeth George est si prolixe qu'elle sort quasi un livre par année, telle une machine bien rodée, mais c'est moins flagrant qu'avec Camilla ou l'automate Nothomb. Dans ce Cortège de la mort, on s'immerge dans la New Forest du Hampshire au milieu des poneys et des toits de chaume, on fait des allers-retours entre Londres bien sûr et ce coin de campagne, on assiste au retour à la vie de Linley après la terrible épreuve qui l'a frappé il y a quelques mois (mais comment a-t-elle pu nous faire ça?????), on fait connaissance avec chacun des protagonistes, tous suspects, et on lit une fois de plus une histoire parallèle intercalée entre les chapitres de l'enquête en attendant que toutes les pièces du puzzle s'assemblent avec brio comme seule sait le faire Mrs George, des frissons le long de la colonne vertébrale... Je vous souhaite de longues heures de lecture et beaucoup d'émotions! Bonnes vacances à toutes!
dimanche 31 octobre 2010
Polly lit aussi (Katherine Mosby)
Je la ramène une dernière fois sur New York et puis j'arrête. Quand je pars quelque part, j'aime bien emporter un roman qui se passe là où je vais. Je visualise ainsi les lieux où les personnages évoluent, c'est amusant. Je le fais aussi parfois a posteriori, comme Götgatan pour Millenium ou Belgravia pour les polars d'Elizabeth George. Bref. Pour ces vacances d'automne, je n'ai pris que ce petit poche car je savais bien que je n'aurais pas beaucoup de temps, même dans l'avion (où j'ai préféré regarder Sex & The City 2, pour me mettre dans l'ambiance).Sous le charme de Lillian Dawes est un roman initiatique qui se déroule dans le Manhattan des années 50. Quand les garçons portaient encore des costumes et fumaient autant que dans Mad Men, et où seuls les jeunes gens de bonne famille pouvaient faire des études grâce à la fortune familiale. C'est le cas de Gabriel, 17 ans, orphelin mais bien né, renvoyé de son pensionnat pour avoir tiré sur un cigare dans la chapelle. Il échoue chez son grand frère Spencer, jeune homme charmant qui travaille sur son premier livre dans un petit appart sans prétention sur la 9e rue ouest. Avec une différence d'âge de 10 ans, les deux garçons ne se sont connus que durant les vacances scolaires mais pour Gabriel, c'est une intervention divine que de terminer son trimestre dans cette relative liberté. Avec une admiration sincère, il va évoluer dans le sillage du charismatique Spencer, passant notamment un week-end riche en émotions dans la propriété de Clayton, un fils à papa prétentieux et paumé. Le jeune cancre y retrouve une jeune femme mystérieuse qu'il croise à intervalles irréguliers et qui l'obsède, Lillian Dawes... Je ne vous en dit pas plus, c'est délicieusement bien écrit, avec des images fines et un style fluide qui nous emmène dans cette époque révolue au charme suranné.
«Dire que la danse était excitante relève sans doute du cliché; ce que je n'avais pas compris avant, c'est que l'objet de séduction était le public, pas les danseurs qui étaient eux complices et concentrés sur leur objectif commun. Lorsqu'ils virevoltèrent près du rideau, je vis que l'homme avait le visage tout vérolé et les cheveux fixés par de la brillantine parfumée. Il renversa sa cavalière sur sa cuisse et la fit lentement basculer, comme si seule l'intensité de son regard la maintenait en suspension au-dessus du sol. Puis il l'a redressa d'un coup et la fit tournoyer si vite que les cheveux de la fille, comme par combustion spontanée, se transformèrent en un long fouet auburn qui taillada l'air pendant qu'ils nouaient et dénouaient leurs corps selon des angles sinueux. La danseuse rejeta la tête en arrière quand ils revinrent près du rideau et je la reconnus. C'était Lillian Dawes, qui retenait un sourire.»
samedi 31 juillet 2010
Toutes des Pénélopes, vraiment?
Et quand j'attends le samedi matin un signe de vie de mon bien-aimé qui a décidé de faire péter la night sans moi, rien de plus apaisant qu'un gros livre et une tasse de thé!
Bon week-end!
dimanche 14 février 2010
Polly lit aussi (Nick Cave)
Eh oui, Polly lit aussi, surtout quand c'est du Nick Cave, mon chanteur dandy préféré (et starbé). Avec ma copine Valentine, on s'est demandé quelle part d'autobiographie il y avait dans ce roman. Bien que ferventes admiratrices du bonhomme, nous avons ressenti toutes les deux le même malaise en lisant (d'une traite) la triste histoire de Bunny Munro, dont on connaît la fin, vendue dans le titre. Bunny Munro est représentant en cosmétiques dans la région de Brighton (où vit Nick). Il profite de sa vie de colporteur pour baiser littéralement ses clientes, mais aussi les serveuses, réceptionnistes, putes, copines des copains etc. Un vrai pauv'type, qui doit avoir une pulsion sexuelle tous les quarts d'heure et se branle en imaginant des vagins, surtout ceux de Kylie Minogue et d'Avril Lavigne (j'adoooore les excuses de l'auteur dans les remerciements). Mais Bunny est marié, à une femme plutôt pas mal croit-on deviner, mais qui un jour se pend, épuisée par son cocufiage permanent. Déjà pas mal porté sur la picole, Bunny perd complètement les pédales et part sur la route en embarquant son fils de 9 ans, Bunny Junior. S'en suit un road movie dérangeant, sexuel, alcoolique voire psychiatrique, avec un final complètement psychédélique. Passionnant mais tellement glauque. Il y a les faits, bien sûr, mais aussi l'écriture, crue, ponctuée d'images inattendues. "Bunny remarque incidemment qu'un rayon de soleil jaune s'est glissé dans la salle à manger, progressant à l'intérieur de la jambe de la serveuse, mais comme elle commence à se trémousser d'impatience, on a l'impression surréaliste d'un court-circuit lumineux dans sa robe, ou alors qu'il y a une sorte d'écoulement luminescent sur la pâte pâle de ses cuisses..." Lisez! Et écoutez la voix du crooner qui fait lecture de son oeuvre pour une version audio, à découvrir sur le site http://www.thedeathofbunnymunro.com/
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