dimanche 13 juillet 2014

Roadtrip USA chapitre 2: San Diego

Crystal Pier, avec ses petits bungalows à louer

Après ces quatre premiers jours éprouvants à Los Angeles, direction le sud par l'Intersate no 5. Bon, il nous a fallu au moins 1 heure pour sortir de la ville et trouver la bonne route, car depuis Sunset, on a d'abord suivi Hollywood Boulevard un monstre bout avant de se perdre dans l'échangeur de la 10, la 110 et la 710... (toujours pas de GPS, inconscients que nous sommes). Une engueulade dantesque plus tard, on était sur la bonne freeway, pris dans le trafic monstrueux, et mon bonami qui voulait absolument s'arrêter dans un Speed Shop mythique (un garage quoi), Moon Eyes, pour s'acheter des pièces pour sa moto, de la peinture, des gadgets inutiles de son plus célèbre client, Ed Roth, dessinateur du personnage Rat Fink et grand amateur de hot rods et custom cars. On y est resté presque deux heures, un exploit vue la taille de la boutique, et Bonami a claqué... une certaine somme!


 
Trajet tranquille ensuite jusqu'à l'entrée de San Diego sur une autoroute surchargée, tranquille jusqu'à ce qu'on rate évidemment la sortie et qu'on se retrouve dans un bouchon monstrueux avec bien sûr le voyant de la réserve d'essence allumé (pas bon, ça, pour mon mental sur-angoissé). On s'en est sorti quand même, on a trouvé une station essence et moins d'une demi-heure plus tard, après quelques rebroussements de chemin, notre adorable auberge au bord de l'Océan, Pacific View Inn, que j'avais réservée depuis la Suisse par précaution. Car l'endroit est plutôt prisé et pas bon marché, mieux vaut faire un bon benchmark avant de partir. Lors de mon précédent voyage, on avait dormi dans un motel pourri sur l'autoroute à l'est de la ville, après avoir passé une après-midi entière à demander une chambre dans CHAQUE hôtel de la baie, puis du centre, en vain...

 

Pacific Beach


Donc nous voilà au paradis, aka Pacific Beach, entre la ville balnéaire de La Jolla et Downtown San Diego, joli quartier où tout est à portée de main (sans devoir rouler une heure comme à L.A.), la plage, les restaurants de bord de mer, les bars à cocktails, les petites boutiques, skate & surf shops, pharmacies et liquor shops, seven eleven, location de boards etc. Le paradis, je vous dis. L'hôtel est tout simple mais les chambres agréables, avec machine à café, frigo, la salle de bains est minuscule et pas monstre propre, sans sèche-cheveux (et avec le voltage à 110, impossible de se sécher les cheveux avec nos appareils européens!) ni clim mais c'est pas grave, il ne fait pas très chaud en cette saison. Bon, autant l'avouer, nous avions pris la catégorie de chambre la moins chère, à 180 fr quand même pour un 2 étoiles (mais la moindre chambre est à 250 dollars dans le coin), plus 20$ pour le parking, et donc elle était au rez-de-chaussée, à l'arrière, sous l'escalier, à côté de la machine à boissons. Mais qu'importe, tu sors de ta tanière et tu es à Pacific Beach, mec! Mais quand même, je vous conseille d'upgrader pour une vue sur la mer!



Le check-in effectué, on est illico parti en repérage des commerces aux alentours, le long de Ocean Front Walk, et on s'est posé pour Bloody Mary Time (l'apéro, quoi!) au Baja Beach Cafe, qui propose cocktails géants et délicieuse nourriture exotique, burritos pour lui, salade de mahi mahi à la mangue et avocat pour moi! Tranquille pour notre première soirée. Je suis trop vieille et trop fatiguée pour enchaîner les cocktails toute la nuit, mais je ne dis pas non à une petite dernière bière achetée à l'épicerie du coin et sirotée sur notre terrasse ou devant la télé, ça passe très bien!






Les autres restaurants qu'on a testés: sur Garnet Street, l'artère principale perpendiculaire au bord de mer, il y a toutes les sortes de restaurants que vous voulez, des banques, boutiques, barbers, etc. On a évité les sushis je ne sais pas pourquoi pour finir au Filippi's Pizza Grotto, avec ses nappes à carreaux rouges et ses centaines de fiasques de Chianti au plafond. C'était bon mais comme toujours, des portions délirantes qui font qu'on laisse toujours la moitié des plats alors qu'on a mangé jusqu'à en avoir la nausée.... Et pour assouvir notre besoin de déco Tiki, on a essayé (tôt, l'endroit ferme à 21h) le Big Kahuna's, qui propose pizzas, burgers, plats hawaïens et bières du Pacifique dans un décor polynésien comme on les aime!


Downtown

Le centre ville est vraiment très joli, on dirait Disneyland tellement les bâtiments sont kitsch. Il faut la sillonner un peu en voiture puis se parquer dans l'un des nombreux parkings, par exemple celui du mall Westfield Horton Plaza, qui t'offre trois heures si tu valides ton ticket à une machine du centre commercial. Le mall est super, il y a tout, de Victoria Secrets à Macy's, des fast-foods pour tous les goûts, un Starbucks comme PARTOUT, des boutiques plus rock'n'roll, et du WIFI!!! Autour, c'est le Gaslamp Quarter avec ses lampes à gaz vintage et ses restaurants animés. J'avais gardé un souvenir merveilleux de Mr. Tiki, un restaurant polynésien plutôt chic, mais il a fermé en 2009, quelle déception... Je m'étais réjouie toute la journée! Du coup, on a pris l'apéro dans une taverne plutôt rock, le Lucky Bastard Saloon, avant de retourner dans notre paradis de Pacific Beach où il n'y a pas besoin de chercher, il y a TOUT!


On m'avait conseillé le Hash House a Go Go, un restaurant rustique de produits de la ferme (twisted farm food), avec sièges en peau de vache et tables en acier galvanisé, mais on n'a pas eu l'occasion d'y aller. Comme il y en a un aussi à Vegas, ce n'est que partie remise, mais ceci est une autre histoire!

En cherchant une adresse du Routard, le Corvette Diner, un immense restaurant tout entièrement dédié au célèbre modèle de Chevrolet, on a atterri à HillCrest, un quartier un peu étudiant hippie au nord de Balboa Park. Comme pour Mr. Tiki, le Corvette Diner avait disparu, il y avait un Urban Outfitters à la place! Pas grave, le coin était chouette, plein de boutiques et de restaurants sympas. On y mangé grec vite fait!

On a quand même fini par retrouver le Corvette Diner qui avait déménagé dans un quartier calme près de l'aéroport, et il faut absolument y aller! La carte est bien fournie, il y a des milk shakes surmontés de chantilly et des sodas garnis de cerises, les serveurs ont fait l'école du rire, ils te font un gag par minute que tu ne saisis pas bien sûr, mais si tu es sympa, tu as droit à une coiffure rétro avec des pailles dans les cheveux (filles) et un chapeau de cuisinier en papier (garçons). Il y a un salle de jeu attenant où tu peux facilement passer deux heures! Bonami a testé le Hurricane Simulator, les rires! Génial pour tous les âges!



Coronado Island

En roulant comme ça à la découverte, Bonami a décidé de prendre le pont routier qui relie la ville à Coronado Island. Je n'aurais jamais pensé y aller mais c'est juste trop beau. Des petites avenues avec des maisons de toutes les couleurs, des patios, de la végétation luxuriante, on avait juste envie de s'y installer pour finir ses vieux jours. On a fait le tour de l'île, sauf la partie militaire, car San Diego est aussi entouré de bases et ça ne rigole pas trop. On s'est trompé plusieurs fois - parfois volontairement - et on s'est retrouvé au portail d'entrée mais les G.I. n'étaient pas super accueillants... On est passé devant un resort incroyable, l'Hotel del Coronado, Disneyland style aussi, avant de longer les plages de Silver Strand pour retourner en ville par un autre chemin, Imperial Beach... Petite balade sans prétention mais divertissante. Sur les plages, il y avait beaucoup de vent et donc beaucoup d'amateurs de kite surf. Le long des plages, il y avait aussi des places pour les campings cars... Pas notre trip mais bon à savoir si vous faites la Californie avec ce moyen de transport!





Seaport Village

En revenant de notre balade à Coronado Island, on s'est arrêté au port de San Diego qui propose plein d'activités touristiques. Le Seaport Village d'abord et ses boutiques de vêtements estivaux, crèmes solaires Sun Bum (génial packaging en impression bois), cartes postales rétro, gadgets rétro Coca Cola et autres, pièges à rêves, sauces (oui, il y a aux States des magasins entiers de sauces pimentées, BBQ etc), glaciers, pizzerias, café etc... Un peu plus loin, le USS Midway Museum, un porte-avion militaire impressionnant, ou le Maritime Museum que j'avais visité lors de mon précédent voyage (8 bateaux vintage à parcourir, trois mâts, géolette de pirate ou sous-marin). Attention au prix du parking, totalement prohibitif mais bon, c'est ce qu'on est, des touristes, alors on paie!






 


Les attractions aux alentours

On n'en a fait aucune à mon grand regret, mais quatre jours ça passe tellement vite, surtout quand tu arrives en fin de journée le premier et que tu pars après le petit-déj le dernier! :-(

Sachez toutefois qu'à quelques kilomètres, il y a Legoland, pour les petits, sans doute assez fun. Entre Pacific Beach et Downtown, il y a le fameux Seaworld, immense, avec des attractions et des animaux en captivité, beurk, des orques, des pingouins, des requins et des dauphins qui n'ont rien à faire là mais bon...

Côté animaux, le zoo de San Diego est l'un des plus grands du monde, avec 4000 bestioles de 800 espèces dans des conditions d'hébergement le plus proche possible de leur habitat naturel. Il y a des pandas géants et des koalas dans une forêt d'eucalyptus, paraît-il. J'ai bazardé le Routard de 2006 que j'avais pris avec moi et dont toutes les adresses étaient obsolètes, donc je ne sais plus si c'est dans ce parc ou dans l'autre, à quelques 30 kilomètres, qu'il comporte une sorte de canyon qu'on survole en téléphérique. Car le zoo de San Diego ne doit pas être confondu avec le Zoo Safari Park, anciennement Wild Animal Park, plus centré sur les animaux de la savane, lions, tigres, zèbres, condors, girafes, rhinocéros et gorilles, qui se visite en monorail ou en Jeep. D'après le Routard, ce dernier est mieux que le zoo et on peut y rester des jours et des jours tellement c'est grand!


Voilà, le temps passe vite quand on s'amuse, il est temps pour nous de remonter vers Los Angeles pour le festival Ink'n'Iron, le truc le plus fou que tu puisses faire dans ta vie (mais non j'exagère pas, ok, si un peu mais c'était vraiment génial)! See you!


lundi 30 juin 2014

Roadtrip USA chapitre 1: Los Angeles


Mon dieu que le retour de mon roadtrip de 22 jours aux States a été difficile! J'ai dû assurer sur les sujets urgents au job avec une méga crève récoltée dans l'avion et des nuits de trois heures de sommeil (j'ai pu regarder en streaming les épisodes manqués de mes séries préférées, dont Game of Thrones), c'était affreux! J'ai défait ma valise dimanche pour en refaire une plus petite mardi soir, en vue d'un court séjour à Zurich pour des présentations de produits. Le petit coup d'adrénaline qui m'a permis de retrouver un rythme normal avant le week-end tant attendu! J'ai pu enfin atterrir et repenser à tête reposée à ce merveilleux voyage, et m'y replonger en triant les 1200 photos que j'ai prises là-bas (je n'en ai posté qu'une petite centaine sur Instagram, ha ha ha, c'est relativement peu!).

Margarita time, le petit rituel du soir, ici chez Rosa Mexicano

Sunset Boulevard et West Hollywood




Autant vous le dire tout de suite, je déteste Los Angeles. Lors de mon premier road trip en 2006, j'y avais passé quatre jours totalement inintéressants, je dois dire, à part rouler dans cette ville immense, et se perdre entre Santa Barbara, Pasadena et New Port Beach, on n'avait pas fait grand chose. On logeait à Venice Beach qu'on nous avait décrit comme un quartier sympa. La journée, oui, mais le soir, ça craignait un max! J'ai donc réservé cette fois un charmant boutique hôtel sur Sunset ma foi pas trop mal situé, le Grafton on Sunset, avec une piscine, des grandes chambres pas trop défraîchies et quelques restos aux alentours. De toutes façons, il faut prendre sa voiture pour tout à LA et surtout payer des sommes astronomiques pour se garer. Le restaurant dans l'hôtel (Oliver's Prime) était excellent, même pour le petit déjeuner, le mexicain à quelques mètres tout autant (Rosa Mexicano), avec le serveur qui vient préparer le guacamole à la table et un choix de Margaritas du délire. Il faut juste savoir qu'on peut aisément commander un plat pour deux, les proportions aux Etats-Unis n'étant pas adaptées à nos estomacs européens...



De l'autre côté de la rue, un diner de la chaîne Mel's, parfait pour le brunch et le burger tardif (ouvert 24/24), dans l'autre direction, un japonais, le Katana, et sur le même trottoir une salle de concerts mythique, la House of Blues, où nous avons vu Black Flag (sans Henry Rollins, trop occupé à effrayer les femmes de bikers dans Sons of Anarchy). Pour boire un verre au calme, il y avait aussi le roof bar de l'hôtel voisin, le Sky Bar at Mondrian Hotel. Et pour assister au spectacle pitoyable de filles bourrées qui s'essaient au rodéo mécanique et finissent la petite culotte à l'air, le Saddle Ranch (la terrasse est sympa le soir avec ses petites torches romantiques). Tout ça à pied depuis l'hôtel. Sinon plus loin sur Sunset  il y a le Whisky a Go-Go cher à Jim Morrison, le Viper Room devant lequel est mort River Phoenix, le Rainbow Bar où traîne paraît-il le chanteur de Motörhead, Lemmy Kilmister. Une rue plus haut en parallèle, Hollywood Boulevard et son foisonnement de touristes, ses shops moches, son Walk of Fame, ses Spiderman bidons, le Chinese Theater, etc...



Le Beverly Hills Hotel, mythique depuis 1912 (photo pourrie prise depuis la voiture, en roulant!)

C'est marrant, pour moi, je connais Sunset  Boulevard des romans de James Ellroy (dont le dernier, Extorsion), ou du déprimant Chocolates for Breakfast que j'avais lu avant de partir. L'héroïne adolescente y séjourne quelques temps dans les années 50 avec sa mère, actrice sur le déclin, dans une résidence de bungalows peuplée de losers d'Hollywood, les Jardins d'Allah, détruits depuis. Pour mon bonami, Sunset Boulevard est familier à cause du jeu Xbox Grand Theft Auto (GTA), qui reproduit virtuellement au magasin près la fameuse rue dans ses courses poursuites. Vous apprécierez le décalage!

Universal Studios




Marilyn signe des autographes pour les touristes japonais avant son spectacle de street dance!




Pour échapper au stress de LA, on s'est réfugié toute une journée au parc à thème d'Universal Studios. Je ne savais pas que c'était une sorte de Disneyland, je pensais qu'on visitait les décors, donc sans intérêt. En fait c'est génial, on y croise Marilyn et Betty Boop au volant de leur voiture vintage, les rollers coasters sont des simulateurs 3D. Je me suis laissée embarquer sans entrain dans celui des Simpsons et celui de Moi, moche et méchant 2, mais bonami les a quasiment tous essayés!

 



Il y a aussi plusieurs fois par jour le spectacle de Waterworld, très impressionnant, et aussi quand même le tour en petit train des plateaux les plus connus, comme ça j'ai pu traverser Wisteria Lane et photographier les maisons de Susan, Eddie et Gabrielle!!!!

Wisteria Lane

Wisteria Lane


Le spectacle de cascadeurs Waterworld (vous risquez de vous faire mouiller)


Il y a à boire, à manger, des toilettes, des brumisateurs dans toutes les allées, des bancs partout, c'est le BONHEUR (je souffre tellement en voyage du manque de confort...). Ce n'est pas donné, environ 90 dollars l'entrée, plus 16 ou 22 dollars de parking selon combien vous êtes prêts à marcher. On a pris celui à 22 et on a bien, fait, c'était le Frankenstein! Oui car il y a aussi toutes la série des films d'horreur mythiques qui sont des productions Universal, Dracula, Beetle Juice, etc!

Ambiance rétro garantie dans les (fausses) rues.




Venice Beach




Le Cadillac Hotel, pseudo art deco, recommandé par le Routard, cher et au confort spartiate (j'y avais dormi en 2006)
Il faut aussi passer une après-midi à Venice Beach, malgré l'affluence touristique, c'est vraiment une faune à observer, entre les boutiques hippies, les guérisseurs chelous, la maison des freaks, le skate park et le fitness en plein air Muscle Beach, il y a de quoi mitrailler.


On a aussi cherché pour faire plaisir à bonami le skate shop historique du film Lords of Dogtown et pour me faire plaisir à moi la rue des bobos Abbot Kinney avec ses cafés bio (Gjelina) et ses boutiques de hipsters. Mouais, rien à retenir!

Les prédictions de Zoltar... J'ai pris en photo un automate du genre dans chaque ville visitée!


Un conseil: ne faites pas comme nous en vous croyant plus malins que la moyenne: prenez l'option GPS avec la voiture de location, c'est cher mais c'est VITAL! Il est TRES difficile de conduire aux Etats-Unis, les directions ne sont indiquées que par le numéro des routes, freeways, highways etc et la direction, nord, sud, est, ouest donc il faut avoir anticipé son itinéraire avant de prendre le volant et se préparer quand même psychologiquement à faire beaucoup, beaucoup de tourner sur route....