Affichage des articles dont le libellé est escapade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est escapade. Afficher tous les articles

samedi 15 novembre 2014

Magique Reykjavik





Or donc au milieu du mois d'août, qui pour mémoire fut passablement pourri sous nos latitudes, je me suis envolée pour deux petits jours à Reykjavik. Un nom qui fait rêver, comme Zanzibar ou Sacramento. A l'instar de Portland, j'avais eu un aperçu de cette destination sous le crayon drôle et imagé de Pénélope Bagieu (lisez ses 5 posts, ça en vaut la peine). Et c'était exactement comme ça, le froid en moins. Je crois que j'ai eu droit aux deux plus beaux jours de l'été, avec des températures records de 17-18°. Je vous dis pas les Islandais en manches courtes qui, limite, se plaignaient de devoir travailler par cette chaleur. On nous avait dit de prévoir des habits chauds. Ma collègue zurichoise avec pris bonnet, gants et doudoune, totalement inutiles. Seuls les touristes étaient en pulls polaires et en chaussures de marche. Et des touristes, il y en a beaucoup, à Reykjavik, ça parle français à tous les coins de rue (je déteste ça...). Ils viennent surtout pour marcher et explorer le vaste pays. Pour vous donner une idée, l'Islande, c'est trois fois la Suisse, mais avec la population du grand Lausanne seulement, soit 325'000 habitants, donc trois habitants au kilomètre carré!!! Un tiers de la population environ vit à Reykjavik, soit 120'000 habitants...
Et malgré tout cet espace, l'aéroport est à 50 km de la ville! Il est de taille modeste pour dire que c'est une plaque tournante du trafic aérien entre l'Europe et les Etats-Unis. Mais il a été excentré volontairement car construit par les Américains qui avaient jusqu'en 2006 une base militaire à cet endroit. Ils ont mis les voiles quand ils ont senti le vent tourner. Car même si les Islandais détestent qu'on leur parle de ça, le pays a frisé la banqueroute en 2008.

 

Downton Reykjavik

Bref. Contrairement à toutes les capitales du monde qui commencent à toutes se ressembler, avec un Urban Outfitters, des Starbucks par milliers et les mêmes Zara, H&M et Uniqlo partout, Reykjavik reste étonnamment authentique. J'ai vu un Subway sur la route de l'aéroport mais sinon, point de McDo ni de Starbucks. Ils ont leurs propres cafeterias en take away car on voit beaucoup de gens dans la rue avec les fameux gobelets en plastique, mais elles sont privées. Je me suis échappée un moment de mon groupe pour déguster un Chaï Latte et un crumble aux pommes dans un café de hippies décoré comme dans un Caro & Jeunet, le Café Babalú, sa petite terrasse sur le toit et son jardin arrière!




Au centre ville donc, il y a une rue marchande avec des magasins de pulls tricotés, des vestes avec fourrure, de la vaisselle nordique et des couvertures de chalet. Il y a un second hand pour hipsters avec des chemises à carreaux, des jeans bleu clair, des robes à fleurs et des pulls tricotés encore. C'est le Spúútnik, assez connu aussi semble-t-il.




Vous le savez, mon dada à l'étranger, ce sont les églises. Celle de Reykjavik est complètement moderne, un peu comme l'Eglise Sainte-Croix de Sierre, avec un clocher en béton découpé en escalier. On peut y monter en ascenseur moyennant la modique somme de 5 euros, 6 dollars ou 700 couronnes islandaises mais je n'avais qu'un billet de 50 euros et ma carte de crédit, donc je me suis contenté d'allumer une bougie à l'intérieur et je pique sur Google l'image que TOUS les touristes prennent des toits de Reykjavik depuis le sommet. Voilà!


 
Je logeais près du port, avec une magnifique vue sur le chantier, dans un hôtel tout simple, dans une ancienne usine de peinture, et pourtant très cher, car Reykjavik reste une destination pas donnée. On ne se rend pas toujours compte avec leur change (1 CHF = 130 couronnes). Les fameux chandails islandais étaient près des 200 fr, les restos dans les 80 fr le menu.... La bière, le vin, sont aussi chers qu'en Suède.

Déco nordique à l'hôtel Marina
Humour islandais

Sushis islandais (avec tout le poisson qu'ils pêchent)




Près du port, il y a le musée d'art moderne et un bâtiment assez fou, le Harpa, centre de conférences et de concerts. C'est l'endroit idéal pour manger du poisson sous toutes ses formes, soupes, fish & chips, brochettes, séché. Comme rien ne pousse grosso modo sur cette terre volcanique, fruits et légumes sont des denrées rares. Pas de boeuf non plus, mais un peu d'agneau et du poisson, du poisson, encore du poisson. Les vaches ne sont pas utilisées pour la boucherie mais pour le lait, exempt de toute pollution, dont ils font le Skyr, un séré qu'on trouve désormais à la Coop ici (importé par avion, pas écolo, mais bon).




Autour de Reykjavik

 

J'ai une copine qui a fait un trek de dix jours sur les landes râpées islandaises, c'était Man vs Wild! Nous, on nous a offert un tour express des principaux paysages, dont des trous de souffre puants (même pas vu un geyser) et le fameux Blue Lagoon, une version plus sauvage de Lavey-les-Bains. L'eau est à près de 40° et provient de la station géothermique voisine. Il y avait un peu trop de monde à mon goût, mais la couleur de l'eau était magnifique et les bienfaits des boues au silice ne sont plus à prouver. Je me baignerai une autre fois! Les touristes arrivent par cars entiers dans ce centre thermal à 40 minutes de la ville.

 


Les touristes pressés s'offrent le Golden Circle, l'équivalent de la tour Eiffel-Notre Dame -Montmartre à Paris je pense, soit une boucle de 300 kilomètres autour de la capitale qui permet de voir le lagon, le geyser, les chutes d'eau, un cratère volcanique et un parc national. Sinon les autochtones déconseillent de louer une voiture sans préparation car les routes sont parfois de simples chemins caillouteux même si la carte semblait indiquer une vraie route. Notre accompagnant nous disait que c'était une vraie catastrophe, les gens qui partaient en expédition avec une Twingo et un GPS! Surtout en hiver où les conditions sont extrêmes. A voir la taille des roues des 4X4 des organisateurs de tours, on se doute que ça ne rigole pas. L'Islande fait face à un formidable boom touristique mais n'a pas forcément l'infrastructure qui va avec... Et Easyjet vient d'ouvrir une nouvelle ligne. Donc mon conseil: préparez vraiment minutieusement votre voyage!

Je suis arrivée un mardi en fin d'après-midi, et je suis repartie jeudi matin aux aurores, c'est peu, mais j'ai fait des milliers de photos tellement j'étais émerveillée par chaque endroit que je voyais.

Demain je vous parle des produits de beauté islandais, car oui, j'y étais quand même pour une raison professionnelle!



vendredi 28 mars 2014

Que faire en 48 h à Porto?


Oui, bon, d'accord, pas de remontrances s'il vous plaît, je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai disparu trois semaines alors même que je promettais d'écrire plus souvent. J'ai une longue liste d'excuses mais je ne vais pas perdre de temps à vous les énumérer, passons plutôt au billet du jour (qui explique en partie mon silence): mon week-end à Porto....



Voilà une ville où je n'aurais jamais pensé me rendre, mais voilà, une proposition qui ne se refuse pas, un cadeau pour mon anniversaire, et me voilà dans un avion Easyjet direction le Portugal, pays que je ne connaissais pas. J'ai adoré. C'était court, mais en même temps Porto n'est pas si vaste et on peut faire beaucoup de choses en 48 heures!



Dès notre arrivée, on a chaussé nos baskets pour arpenter la ville et s'imprégner de l'ambiance portugaise. Direction la vieille ville pour visiter le marché de Bolhão, réputé très typique. C'est tout petit et effectivement très typique. Les gens du coin viennent s'y approvisionner, ce n'est pas forcément un attrape-touristes, c'est surtout très joli. Des stands de poissons, de cochonnailles, d'olives, de tissus, de fruits et légumes, et un petit café au fond pour grignoter.



 

 

 

Pour déjeuner, nous avons opté pour une authentique boulangerie débordant de gâteaux colorés et de petits pains sucrés fourrés au fromage et au jambon ou au chorizo, mmmmmmh! C'est la Confeitaria do Bolhão, en face du marché, mais il y en a à chaque coin de rue. L'intérieur est spécial, à la fois joli avec ses peintures murales mais aussi un peu froid, avec sa télé et ses habituées!



 
Il y a quelques boutiques mais ne vous emballez pas pour le shopping, ce n'est pas à Porto que vous ferez des folies! Je crois qu'il y a une autre partie de la ville plus moderne (et un Outlet, El Corte Inglès, de l'autre côté du fleuve), mais dans ce coin, ce n'est pas ça....  Mais bon, les façades sont si joyeuses et certaines enseignes tellement drôles que c'est un plaisir de faire du lèche-vitrine... Les boutiques de mariage surtout sont à pleurer (Amour Glamour, c'est par ici)!


 



 

 

J'ai été déçue en revanche de la nourriture... J'adore le gratin de morue que fait ma copine portugaise P. et mon autre amie S. m'avait cuisinée une fois une poêlée de patates aux petits poulpes et chorizo à tomber... Je n'ai pas dû faire les bons choix sur la carte (pas simple quand on ne connaît rien, à part les beignets de morue). Vendredi soir, nous avons mangé au fameux Café Majestic, très joli, mais plutôt pour la journée, et le deuxième soir Chez Lapin (oui oui, il est même posé à l'entrée de son établissement, ce cher animal), une taverne bigarrée au bord du fleuve dans le quartier animé de Ribeira.


Une piscine de Porto Tonic pour l'apéro au Cafe Majestic

Ribeira, quartier animé au bord du Douro

 Il faut vraiment se balader le nez en l'air au gré des rues pour humer la ville et ses parfums, ses petits trésors cachés, ses façades en faïence (les azulejos).





 

La gare São Bento aussi est très jolie, avec son intérieur entièrement décoré de fresques historiques en faïence. Je suis vraiment une pince en photographie mais regardez sur Google images si jamais, c'est renversant!






 

Et les églises bien sûr, ma grande passion, où je dois absolument allumer une bougie quel que soit le pays que je visite!

Santo Ildefonso

Igreja das Carmelitas et son intérieur kitsch à souhait comme dans tous les pays catholiques du Sud
 
 


Nous avons aussi gravi les 225 marches de la Torre dos Clerigos, haute de 76 m (le plus haut clocher du pays) pour découvrir la vue à 360° sur la ville, magique...






La proximité du fleuve Douro rend la ville particulièrement pittoresque.





Il faut traverser le pont Dom Luis I et prendre absolument le téléphérique qui descend au quartier des fabricants de vin de Porto. Nous avons visité les caves de Sandeman, mais il y en a au moins douze autres. C'est passionnant, à faire absolument, y compris la dégustation! On peut aussi le faire version croisière si on a le temps.


 




Après toutes ces émotions, cela vaut encore la peine de sauter dans un taxi (par gain de temps, mais le tramway vintage est beaucoup plus aventurier!) pour aller boire une Superbock au bord de la mer (à 2-3 kilomètres) et profiter d'un apéro au soleil couchant. C'est très populaire, les gens se baladent le long de la plage sur un chemin bétonné, l'équivalent du lungomare italien...



 Outre les tramways que nous n'avons pas eu le temps d'expérimenter, on peut aussi visiter la ville en triporteur, spécial touristes!



 

Bref, Porto est une ville au charme désuet, très relaxante et très dépaysante, et pleine de surprises, comme cette exposition de véhicules de pompier de toutes les décennies depuis les années 20 je pense, sur la place Aliados, devant notre hôtel!





Pour l'hôtel justement, je n'ai pas de conseil, nous avions pris l'Hôtel Aliados, très bien centré et vraiment pas cher, et plus que correct pour le prix, mais un peu bruyant avec la proximité de la place justement et le trafic, plus quelques boîtes de nuit plutôt animées... Au minimum demandez une chambre sur l'arrière!

La vue depuis ma petite chambre monacale, de nuit sur l'Av. Dos Aliados, plutôt bruyante...