
Dans l'esprit de Rona Jaffe mais 20 ans plus tôt, voici l'histoire de Katey, dactylo dans un cabinet d'avocats de Manhattan à la fin des années 30. Un soir de réveillon, Katey et Eve, la jeune femme qui partage sa chambre dans une pension, rencontre le beau et riche Tinker dans un club de jazz. Une amitié triangulaire ambigüe s'instaure entre eux mais un accident de voiture va bouleverser leur destin. Eve est estropiée et défigurée et Tinker qui conduisait l'installe chez lui, dans son incroyable appartement de Central Park, pour soulager sa conscience. Intelligente et déterminée, Katey poursuit son chemin en recroisant de-ci, de-là, ses anciens compagnons de fête, et manque plusieurs fois ses retrouvailles avec Tinker. Entre la Grande Dépression et la Seconde guerre mondiale, l'Amérique vit une période qui transforme les banquiers en clodos et les dactylos en femmes d'affaires, sans suivre de règles. Celles qui sont évoquées dans le titre font référence aux "110 règles de bienséance et de bonnes manières dans le monde et dans la conversation" écrites par le jeune George Washington et retranscrites à la fin de ce roman. Pour se plonger dans les vestiges d'un temps révolu, au son de Cole Porter en buvant du martini. Définitivement mon roman rétro favori. Je partage d'ailleurs la passion pour la littérature de l'héroïne, qui y puise sagesse et divertissement, et j'ai foncé m'acheter son livre fétiche, Les grandes espérances de Dickens pour ne pas laisser la magie de cette lecture se dissiper trop vite!
Les règles du jeu, de Amor Towles, Albin Michel, 504 p.

L'année de mes peurs, de Noelle Hancock, Philippe Rey, 348 p.

Nous serons inséparables, de Julia Crouch, Presses de la Cité, 459 p.
Je me suis également plongée dans le dernier Stephen King, Nuits noires, étoiles mortes, quatre nouvelles du maître de l'horreur. J'ai lu la première en réprimant mon dégoût et apprécié le style de l'écrivain américain que je n'avais plus abordé depuis des années. L'art de distiller sur 182 pages un scénario qui tient en trois lignes (1922, un fermier du Nebraska tue sa femme devenue gênante avec la complicité de son fils et passe le reste de sa vie bouffé par les remords), et qui pousse très loin le registre de la cruauté et de la perversion humaine. La deuxième nouvelle parle d'un viol et j'ai abandonné dès que je l'ai compris, pas envie de vivre ça à travers les yeux d'un psychopathe. La troisième a un air de déjà vu quand un homme atteint d'un cancer incurable croise un marchand ambulant qui lui vend une "extension de vie", à condition de prendre ailleurs ce qu'il va lui offrir. Terrible, tout simplement, traumatisant même, au point que je n'ai pas voulu entamer la quatrième nouvelle de ce recueil sorti le mois passé chez Albin Michel. Brrrr, mais ce type est vraiment malade! Je dois dire que cela faisait longtemps que je n'avais plus lu un Stephen King, mais quand j'étais ado, j'ai dévoré la plupart de ses romans cultes, Cujo, Christine, Shinning, Carrie, Salem, Le Fléau, Dead Zone, Charlie, Simetierre, Ca, Misery, les Tommyknockers, La part des ténèbres, Bazaar, Jessie, Désolation, Dolores Claiborne et Rose Madder, le dernier pour moi, en 1997. J'ai lu aussi ses nouvelles Brume, Minuit 2 et Minuit 4, et les romans écrits sous le pseudo de Richard Bachman, La peau sur les os (terrible!!!) et Les Régulateurs... J'ai aussi vu toutes les adaptations au cinéma... Mais là, je peux plus! Peut-être que j'ai mûri?!
Oh ! Le premier me tente bien.. Les Stephen king je peux pas, après j'ai trop peur et j'ose plus rester seule chez moi!
RépondreSupprimernon mais faut pas, c'est de la fiction!!! quoi que!
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