samedi 24 février 2018

Comment faire illusion au travail quand on a la gueule de bois

Misère... J'émerge d'une gueule de bois monumentale qui a duré 7 mois. Oui, sept mois, quasi trois saisons, été, automne, hiver. Allez, c'est bientôt le printemps, Polly sort son plus beau rouge à lèvres et se remet au clavier. Il faut dire que je me pose encore pour la énième fois la question: un blog beauté a-t-il encore un sens en 2018? J'adore le micro-blogging, c'est-à-dire publier des trucs tous les jours sur les réseaux sociaux pour donner une image hyper flatteuse de soi. Et qui est parfois très loin de la réalité. Je vais essayer de poster quelques billets ici dans cet esprit, court, décalé, et drôle.

Par exemple. Durant cette période HORRIBLE de ma vie dont j'espère ne garder aucun souvenir (d'où une consommation massive d'alcool), je n'avais qu'une seule idée de sujet potentiel: comment faire illusion au travail les lendemains d'hier. Parce que, d'après mes collègues, je suis une experte en la matière. Jamais personne n'a soupçonné le nombre de nains dans ma tête. J'ai effectivement ma routine spéciale pour ces jours-là, et ça commence par un truc tout simple: se laver les cheveux. Eh oui, l'eau est votre meilleure alliée non seulement pour vous réhydrater de l'intérieur mais également pour se donner un bon coup de fouet. Pas question de traîner sa carcasse en pyjama, on file sous la douche avant le café. Ca fait un bien fou, surtout si on se mouille aussi la tête. On profite du shampooing pour bien se masser le cuir chevelu, ça active la circulation et donc l'élimination des toxines. Franchement avec les cheveux propres, doux et parfumés, je me sens déjà à moitié moins mal.


Ce qui m'amène au sujet du jour: le shampooing. A mon avis, c'est autour de ce produit d'usage courant que va se jouer la prochaine bataille cosmétique. J'en ai d'ailleurs déjà parlé l'année dernière. Les parabènes, on en a soupé, le problème aujourd'hui, c'est le silicone (issu de la pétrochimie et non biodégradable) et les sulfates, surtout le SLS (sodium laureth sulfate), hyper irritant. Tout le monde me demande des conseils pour acheter un shampooing efficace et clean. Il y en a plein, mais ils sont encore assez chers. Mais je peux vous prédire que les grands groupes ont entendu la demande des consommateurs et bientôt, les formules "safe" seront la norme. En attendant, voici deux marques que j'adore pour la qualité de leurs produits mais SURTOUT pour leur touche d'humour. Number 4 par exemple. J'utilise leur shampooing Fleurs de Temps, annoncé 100% vegan, sans gluten, sans sulfate & chlorure de sodium, sans parabènes bien sûr. C'est déjà le top. Mais j'avoue que leur Manifesto veut également le détour. C'est peut-être la traduction française qui rend le texte à mourir de rire. Voici donc:

Number 4 Fleurs de Temps Shmpooing volume, c'est l'éclat des cheveux, ma chérie, l'éclat des cheveux. Nous avons remis au goût du jour le cationique dans le tableau du style, car il charge la tige du cheveu en répandant de minuscules explosions positives et négatives qui se repoussent les unes les autres pour mieux lifter le cheveu et aboutir à une décadence toute texane.


Aaah, ces Américains, toujours le sens de la démesure! Je suis fan.


L'autre marque que je rachète volontiers depuis que j'ai testé, c'est Björn Axén. Un nom suédois bien sûr et une maison qui porte le sceau de fournisseur officiel de la cour, comme c'est le cas aussi pour beaucoup de produits britons (j'adore). Bon, Ikea a aussi ce label, mais bon, passons. Outre la signature "From Sweden with care" arborée sur les flacons, on peut aussi y lire un message directement adressé à nos cheveux. Je ne vous traduis, pas c'est facile à comprendre.

Dear hair. Here's a caring solution designed to pick you up when you're feeling down. The rich complex of nourishing Argan oil and algae extract will repair and comfort you. You'll go from dry and damaged to clean, shiny and strong.

et sur le conditioner:

Dear hair. When you're feeling a bit dry and damaged, let this caring hero come to the rescue. A rich complex of nourishing Argan oil and algae extract will repair and detangle you. You're just a step away from becoming shiny, soft and moisturized.

Avec ça, vous êtes prête à attaquer une journée de travail (ou un repas de famille) avec le sourire et sans Algifor, promis! Mais n'oubliez pas de prendre avec vous une bouteille de Coca Zero, ça fera aussi beaucoup de bien à votre tête.

mardi 12 septembre 2017

Polly lit aussi (lectures pour coeurs brisés)



Quoi??? mon dernier billet littérature remonte à mai 2016? Et dire que je prétends dévorer un livre par semaine depuis que je sais lire... Comme toujours, je vous renvoie à mon fil Instagram, où je partage mes #currentlyreading (quand ils sont bons). Et sinon, voici quelques revues des romans qui ont marqué mon été, un été un peu spécial où rien ne s'est passé comme je l'avais prévu, mon premier été seule depuis 10 ans... Je suis beaucoup sortie pour exorciser le choc de la rupture, délaissant un peu mon sacro-saint canapé et les heures que j'y passais à lire ou à binge watcher des séries TV.

Chick Lit

Tout d'abord, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les dernières publications de ma copine Cali Keys. Je ne savais pas encore que j'allais avoir le coeur brisé lorsque nous avons partagé un apéro au soleil au tout début de l'été et qu'elle m'a offert L'amour à pleines dents et Mon coeur au bout d'un fil. Je me suis régalée avec ces petites romances sans prétention mais hyper feelgood, de la chick lit assumée et plutôt réussie. Pour avoir suivie et soutenue la fille depuis son premier roman (elle travaille sur le 8e actuellement, je suis si fière d'elle!), j'ai pu apprécier la fraîcheur inchangée de ses débuts tout en savourant une écriture affinée, la justesse des images, l'empathie qu'elle parvient à nous faire ressentir pour ses personnages. J'ai lu le premier dans le TGV et au bord de la piscine du Molitor lors d'un voyage de presse fabuleux à Paris mi-juin, totalement dépaysée par l'histoire de Mélissa, Lausannoise qui s'expatrie à Montréal pour participer à une émission type Nouvelle Star et trouve du travail dans un tea-room à cupcakes.

 

Tout autre ambiance ensuite dans le train qui m'emmenait vers Venise quelques semaines plus tard en lisant l'histoire de Zoé cette fois, qui tente de percer dans la littérature à Paris et se découvre atteinte de sclérose en plaques. Un destin qui m'a particulièrement remuée puisque mon frère souffre de cette maladie épouvantable (emoji qui pleure)...


Des polars, toujours

Pour moi rien ne vaut quand même un bon polar. J'en lis tellement que je ne me rappelle plus de tous. J'ai appris à apprécier un peu tardivement Franck Thilliez. J'étais plus Jean-Christophe Grangé avant, même si parfois je trouve qu'il va un peu loin dans l'horreur absolue. Quoi que Thilliez n'a rien à lui envier. Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous, les gars? J'ai aligné "Rêver", "Angor" et "Sharko", de Franck Thilliez donc, ce  qui m'a valu sans doute quelques cauchemars. Les enquêtes sont particulièrement bien ficelées, honnêtement il est difficile de deviner l'issue, les thématiques sont très documentées, les personnages bien campés, bref, on tombe complètement dans le piège de ces "page turner".  


J'avoue que les polars anglais restent mes préférés. Là, je me suis plongée dans un Martha Grimes, "Vertigo 42", une énième enquête de son personnage fétiche l'inspecteur Jury que je ne connaissais pas. Un hommage au film "Sueurs froides" de Hitchcock et à l'oeuvre de Thomas Hardy, plutôt touffu au niveau des personnages pour une intrigue somme toute assez mince au final. Mais l'ambiance british y est et on se laisse prendre, surtout dans la seconde partie.


Au rayon vintage 

Les autres livres dont je ne me lasse pas, ce sont les romans vintage. Mon préféré cette année a été "Les Cygnes de la Cinquième Avenue"f, écrit de nos jours par Melanie Benjamin pour raconter un épisode de la vie de Truman Capote qui précipita la fin de sa carrière. Au fil des pages, on se saoule avec l'écrivain prodige entouré de sa cour, de riches oisives des beaux quartiers de Manhattan à la fin des années 50. Cadre de rêve, personnages réels pour une semi-fiction, on apprend plein de choses et on voit le drame se jouer devant nos yeux mieux que dans un film. Jouissif.

  


Mon deuxième coup de coeur, je l'ai terminé hier soir: "Si j'avais su que tu deviendrais si belle, je ne t'aurais jamais laissé partir", de Judy Chicurel. Une fois de plus je ne connaissais pas l'auteure mais le titre et le résumé m'ont titillée. On voyage dans le temps ici pour se retrouver dans une petite ville côtière sur Long Island, en été 72, dans la tête de la jeune Katie Hanson. Son diplôme de fin d'études en poche, elle nous compte ses rêves et ses chagrins dans une Américaine qui découvre les traumatismes de la guerre du Vietnam et les paradis artificiels des nouvelles drogues en vogue. Trash et sensible, une magnifique galerie de portraits et de tranches de vie avec en bande-son les tubes de l'époque, Jimi Hendrix, les Rolling Stones ou encore Otis Redding. Love it.



Passons sur "Nora Webster", de Colm Tóibín, l'auteur de "Brooklyn", adapté pour le cinéma en 2015 par Nick Hornby dans un film de John Crowley que j'avais beaucoup attendu en raison de cette image,


mais qui en fait ne m'a pas marquée... Ben le livre c'est pareil, j'ai abandonné assez vite, trop contemplatif et morose pour mon état d'esprit actuel...

Bonus

Sinon, dans les best-sellers, j'ai lu les trois Elena Ferrante (bonheur absolu), le dernier Stephen King "Fin de Ronde" qui m'a réconciliée avec "le maître de l'horreur", le dernier Jussi Adler Olsen, "Selfies", un peu décevant, le nouveau Pennac (mais comment j'ai pu aimer ce charabia bobo même pas rigolo), j'ai essayé du Douglas Kennedy (pas tenu) et aussi la pseudo nouvelle sensation venue du froid Jonas Hassen Khemiri "Tout ce dont je ne me souviens pas" (j'ai tenu 30 pages)...Next one: retour au polar nordique avec le dernier Asa Larsson. A suivre!