dimanche 24 août 2014

Roadtrip USA chapitre 6: Portland



Comme prévu, j'ai traîné tout l'été à vous raconter ce road trip mais je crois que j'avais besoin d'avoir des vrais week-ends et des vraies soirées sans devoir rallumer l'ordinateur :-)


Dernière étape donc de notre périple de trois semaines sur la côte Ouest: Portland, la cité des roses, la ville des hipsters et d'une certaine douceur de vivre. La petite soeur de Seattle en somme, à trois heures de route au sud. On nous avait dit: "vous allez adorer, il y a plein de tatoués partout, les gens sont cool, cultivés, et très soucieux de leur qualité de vie et de sauver la planète". C'est sûrement vrai, mais en quatre jours sur place, nous avons à peine eu le temps de sentir la fameuse ambiance cool de Portland. Des tatoués, il n'y en avait pas plus qu'ailleurs, et les gens avaient franchement l'air à la rue. Les jeunes ont peut-être choisi un mode de vie communautaire, mangent bio et consomment au minimum, mais du coup ils ressemblent à des SDF, certes avec les cheveux roses ou bleues mais avec des fringues usées et l'air vraiment pas frais!

Il faut dire qu'il a plu quasiment tous les jours, avec un superbe orage de grêle alors qu'on buvait un verre dans un bistro sordide (comme beaucoup de bistro dans cette ville), à côté de Voodoo Doughnut, pour suivre l'un des matchs de la Fifa World Cup. La pluie a eu l'avantage de faire fuir les gens qui faisaient la queue comme tous les jours devant ce temple du beignet troué et du coup, cela m'a décidée à acquérir une de ces fameuses boîtes roses imprimées de calaveras remplies de pâtisseries surprenantes. C'était trop compliqué de commander à la pièce vu le choix donc j'ai pris la voodoo dozen sélectionnée par le staff, et c'était du délire. Bon je dois dire que cela a quasiment constitué le highlight de notre séjour à Portland...





J'avais trouvé peu de choses sur Internet pour préparer cette étape finale, à part l'extraordinaire journal illustré de Pénélope Bagieu qui avait passé un mois là-bas avec une autre blogueuse. Elles m'avaient donné bien envie à l'époque déjà (2009). Question logement, on a opté pour un bête motel à l'entrée nord de la ville qui avait l'air bien kitsch et dont les commentaires étaient plutôt positifs sur les sites de partages de voyageurs. En fait il était vraiment super glauque, avec des couples qui s'engueulaient la nuit, des marginaux à longs cheveux gris (était-ce un homme, une femme, un indien?) qui erraient sur le parking, de la moquette verte fausse pelouse dans les escaliers et paliers extérieurs et des distributeurs de boissons en panne. La chambre puait le désodorisant, cela a imprégné tous nos vêtements, on avait beau aérer et sprayer du parfum, chaque jour les nettoyeuses en remettaient une dose, pouah. Mais bon c'était vraiment pas cher, genre 60 dollars la nuit, et il y avait un Tiki Lounge à deux pas donc on ne va pas se plaindre!


By night, à peine moins glauque




La bouffe tiki type, fish & chips, Kaluha Pork et Mac Salad...
Comme dans toutes les villes qu'on a arpentées en voiture, on s'est perdu, beaucoup, on ne trouvait jamais la bonne route ou le bon pont (il y en a 5 ou 6 pour traverser la rivière Willamette qui sépare la ville en deux), et ça n'aide pas non plus à optimiser le peu de temps sur place et à trouver les endroits cool. On a mis par exemple deux bonnes heures à trouver la putain de roseraie qui fait la fierté de la ville car en fait, il y a tout un quartier qui s'appelle Rose District mais c'est juste une zone résidentielle... Une fois les nerfs calmés et une place de parc dénichée, le International Rose Test Garden s'est révélé délicieux, avec sa petite roulotte à glaces et sa boutique de souvenirs. Et le jardin japonais au dessus encore plus zénifiant, exactement ce dont on avait besoin! 
Dessus, dessous, mais comment qu'on fait pour monter sur le pont???


L'un des 7000 rosiers de 550 espèces répertoriées dans la roseraie





La vue depuis la colline de Washington City Park, avec le mont Hood dans le fond

Le Japanese Garden, payant, contrairement à la roseraie, mais ça en vaut la peine!

Des carpes par milliers

Des jardins zen...

Downtown est agréable à parcourir à pied, pas de boutiques transcendantes à part Tatyana, dont les robes étaient magnifiques mais chères car de bonne qualité. Concrètement, beaucoup de tissu, lourd et pas pratique à ramener, hélas, dans ma valise déjà bourrée. J'y ai humé pour la première fois les parfums de Dita von Teese et quoi qu'elle en dise, ils sont exactement comme je les imaginais, à l'américaine, lourds, fleuris et sucrés, dommage. Il y a un e-shop si jamais!


On a passé une après-midi au mall vu qu'il pleuvait, c'était la meilleure option, il y a toutes les enseignes classiques dont Vans pour mon bonami qui avait cherché dans quatre Etats ses baskets idéales pour acheter finalement les classiques vues partout (no comment). On a mangé au food court qui propose toutes les cuisines du monde, de la Polynésie à l'Italie (j'ai mangé des spaghettis aux boulettes pas si mal pour environ 8 dollars) et on a regardé les enfants s'amuser sur la patinoire intérieure (hé oui).

Devant un bâtiment officiel, je ne me rappelle plus lequel, vers Pionneer Courthouse Square.

Les cowboys travaillent de nuit au liquor store!

Le skate park de Burnside, un mythe pour mon bonami (tiré de je ne sais quel jeu vidéo!)


Le quartier de Hawthorne est ce qu'on a trouvé de plus rock'n'roll, avec un diner bien pourri qui faisait des hot dogs inspirés de ceux de Nathan's à Coney Island et une boutique goth-punk-rockabilly où j'ai trouvé un sac Lux Deville vert pailleté et léopard, que je ne vais sans doute jamais oser porter en Suisse (mais si, faut juste la bonne occasion). Il y avait aussi une immense brocante vintage génial et un merveilleux magasin de second hand, The Red Light, qui portait le même nom qu'une boutique vintage qu'on m'avait conseillée à Seattle mais qui n'a visiblement rien à voir. Au dessus du Hawthorne Café, peut-être le café hippie dont parle Pénélope sur son blog, un studio de tattoo baptisé Martian Art, du génie!





Un soir, on a décidé de manger cajun, et on a découvert un coin de la ville à l'extérieur où se trouvait le café Acadia, Fremont. En y allant depuis le motel, on a traversé une autre rue hippie qui avait l'air assez cool, Mississipi Avenue. Comme pour Hawthorne, ça doit être sympa d'y vivre mais pour les touristes, c'est quand même un peu mou.... L'Acadia était adorable avec des plats qui faisaient vraiment envie mais comme à chaque fois, j'ai été malade, j'ai même vomi mes huîtres (entourées de bacon et frites en beignets avec une sauce à la crème, mon estomac n'a pas supporté). Mon bonami a testé un shot de Bloody Mary avec une huître crue dedans et il n'a pas été malade, peut-être l'effet du Tabasco! Bref, dommage!


Softshell crab à l'Acadia, cuisine créole et cajun.


Pour la dernière soirée, on a fait péter le menu royal chez Jake's Famous Crawfish, un restaurant ouvert depuis 1892. Il se trouve en face d'un endroit que je regrette de n'avoir pas découvert avant, le Crystal Ballroom, qui est la salle de concert du bled et qui est aussi un hôtel atypique dont toutes les chambres sont décorées selon une chanson, et qui propose un petit bassin d'eau salée pour ses hôtes au sous-sol. So vintage!!! C'est dans ce coin aussi qu'il y avait le Ace Hotel, qu'on nous avait conseillé mais qui était trop cher.

Zeus Cafe au Crystal Hotel, une bonne adresse.


On a aussi mangé dans les nombreux food trucks qui entourent certaines places du centre ville, et fait un tour dans un magasin de chemises western authentiques très rigolos!







Tu veux une chemise brodée, des santiags, une ceinture en cuir travaillé ou une selle, c'est ici!

Voilà c'est tout pour Portland. Comme l'aéroport était quand même à trois heures de route, on a écourté notre séjour pour se rapprocher de Seatac, l'aéroport donc, et passer la dernière nuit à Tacoma, petite ville qui se partage l'aéroport avec Seattle. C'était mortellement ennuyeux mais adorable, on a dormi dans un super hôtel en bord de mer qui du coup était ridiculement peu cher, on a même été upgradé, c'est la première fois de ma vie! On a pris l'apéro au Swiss Pub, tellement drôle, on l'a aussi beaucoup cherché et on a pris une amende en se parquant devant, mais ça en valait la peine. La tête des gusses quand on leur a commandé une bière Cardinal ou Feldschösschen, du coup on a bien sympathisé et ils nous ont offert le T-Shirt du bar! On a mangé ensuite dans l'un des restaurants populaires du bord de mer, j'ai pris des macaroni and cheese agrémentés de légumes grillées et de seafood, c'est quasiment la meilleure chose que j'ai mangé du séjour (allez, la troisième après Sir Winston's et Jake's)...

La vue depuis notre chambre, les pieds dans l'eau, au Silver Cloud Inn.





Voilà, c'est terminé, on va enfin pouvoir parler de beauté à nouveau sur ce blog. Quoi que. Je suis allée à Reykjavik il y a deux semaines pour le boulot et j'ai très très envie de vous raconter....

A très vite!

Vol Seattle-Los Angeles, on survole les fameux volcans de la chaîne des Cascades

Bye bye ugly L.A.

lundi 11 août 2014

Roadtrip USA chapitre 5: Seattle


Deuxième partie de notre périple sur la côte Ouest, nous avons donc pris un vol interne de Las Vegas pour rejoindre Seattle, berceau du grunge de Nirvana et de Pearl Jam, plus grande ville de l'Etat de Washington, à deux-trois heures de route du Canada. L'idée était de louer une voiture et de sillonner la région, de Portland jusqu'à Vancouver mais finalement on a renoncé à la Colombie Britannique, trop loin, trop compliqué, trop dommage en une seule journée. Nous sommes restés très urbains, hélas, j'aurais bien aimé faire un peu de nature sauvage dans cette région magnifique qui parfois, me rappelait notre pays, le climat océanique en moins.


Vaste comme la Suisse, l'état de Washington est appelé the Evergreen State pour sa végétation riche, il y a d'ailleurs un parc national de Rain Forest à l'ouest de Seattle. La ville elle-même est en bord de mer mais quand même vachement dans les terres (voir la carte pour comprendre), avec des ponts partout qui traversent des bras de mer ou des lacs! La conséquence, c'est qu'il y pleut souvent, et on n'a pas eu trop de chance avec le temps, toujours un vilain crachin qui fait friser les cheveux et donne l'impression d'être en permanence humide! Il y a une chaine de montagne et derrière une zone plus arride. Dans les alentours, j'aurais bien fait un tour en ferry dans les îles San Juan, et l'île de Whidbey où vit Elizabeth George, une excursion au Mont Rainier, un volcan toujours en activité qui menace la ville, pas si éloignée, sous les faux airs tranquilles de son sommet enneigé. Les chutes d'eau de Snoqualmie aussi me tentaient, et les noms de villages (Oysterville!) et de réserves indiennes tout autour continueront à me faire fantasmer puisque nous n'avons pas eu le temps de les traverser, quatre jours passent à la vitesse de l'éclair, surtout quand on se perd tout le temps parce qu'on n'a pas pris de GPS pour faire des économies!!!!





On s'est donc concentrés sur les trucs touristiques de base, à commencer par Space Needle, la tour de 184 mètres construite pour l'exposition universelle de 1962. Dans ma liste des trucs cultes cinématographiques ou musicaux de la ville, il y avait ce monument au sommet duquel Jessica Alba aimait bien se réfugier et méditer sur le monde dévasté dans la série Dark Angel.
On le voit de partout en ville, bien pratique pour se repérer quand on a perdu le nord. On a fait la queue comme des touristes pour y monter, moyennant 28 dollars chacun mais la vue est sublime et on peut y rester tant qu'on veut. Bon à savoir: la montée en ascenseur est gratuite si on mange au restaurant panoramique qui est un étage sous la terrasse d'observation.

Space Needle vue d'en-bas.

Vue sur la ville et le port depuis le sommet de Space Needle.


L'autre attraction touristique de masse, c'est Pike Place Market, un marché public de poissons (sympa pour y manger sur le pouce un truc venu de la mer) et d'échoppes d'artisanat baba cool et de curiosités. On a vite faite le tour et on s'est posé au Starbucks du coin, le premier historique de la chaîne de cafés, née donc ici même, à Seattle.



Autour du marché, plein de restaurants sympas mais sans doute un peu attrape-touristes!






C'est désormais un tradition: l'automate diseur de bonne aventure du coin!



La ville n'est pas grande et très bien desservie par les transports publics mais la voiture de location n'était pas un luxe, histoire de pouvoir flâner... et se perdre. En errant dans certaines rues très résidentielles, j'ai aussi pensé très fort à la maison de Meredith dans Grey's Anatomy, série qui se passe à Seattle. On n'a pas trop eu le temps de faire du shopping mais on a quand même trouvé, après moult culs de sac, le magasin de gadgets de nerds Archie McPhee, une institution, dans un quartier au Nord, de l'autre côté d'un bras de mer appelé Lake Union. Le coin avait l'air bien sympa aussi, Fremont, entre Ballard et University District. On s'est aussi bien pris le chou à essayer de travers la baie pour West Seattle, et finalement on s'est arrêté au premier restaurant de seafood, sans doute pas le meilleur, Salty's, mais avec une vue magique sur la ville. On continuant en direction d'Alki Beach, je pense qu'on aurait vu d'autres merveilles de paysage et peut-être aussi la maison d'Eddie Vedder, le chanteur de Pearl Jam, qui y vit toujours.

Vue sur Elliott Bay depuis le restaurant Salty's.

Les gros bateaux qui se dirigent vers le port.
By night.
Downtown, on a passé beaucoup de temps dans un sports bar qui avait du wifi, diffusait les matchs de la Fifa World Cup (hé oui...) et offrait une nourriture plus que correcte par rapport à ce que j'avais mangé ailleurs. A l'immense salle de jeux attenante, je suis retombée en enfance (la honte à 40 ans de dégommer des ennemis à la kalachnikov comme Rambo). J'ai fini sur une machine japonaise où je devais taper en rythme sur deux tambours pour tuer des petits vers, j'ai rien compris mais c'était très défoulant! On a fait un tour au mini mall de Westlake, dont la boutique la plus attrayante vendait des objets japonais au prix unique de 1$50. On en a dépensé 60, c'est vous dire si on a aimé.


Tout à 1 $ 50 chez Daiso!!!

Notre hôtel était vintage à souhait et très bien situé dans le Lower Queen Anne. Les prix des hôtels à Seattle sont très élevés, il est difficile de trouver une chambre potable à moins de 200 dollars et le peu d'établissement est très vite complet. J'ai trouvé que le Inn at Queen Anne était un bon compromis. Certains commentaires de booking.com laissaient entendre que c'était un taudis mais non, juste un hôtel typé dans un style d'après-guerre que personnellement je trouvait délirant. Il y avait une kitchenette et un dressing dans la chambre, une buanderie au sous-sol qui nous a permis de rafraîchir nos affaires. Grâce au supermarché voisin, j'ai pu m'approvisionner en fruits, smoothies, yogurts au granola, earl grey et babybel, le paradis pour moi qui est tant souffert de ne pas avoir de vrais petits déjeuners (mon bonami n'a jamais faim le matin et il dort de toute façon jusqu'à midi, même en voyage....). On avait aussi un diner rock'n'roll génial au coin de la rue, le Mecca Café (since 1929!) et un Tiki Bar, juste un peu plus bas, c'était PARFAIT.

Robinet, ampoules, ventilateur, lampe Tiffany, la déco date de l'après-guerre au Inn at Queen Anne.
La terrasse vintage elle aussi du Inn at Queen Anne.
Avec un peu de chance, vous verrez Space Needle depuis la fenêtre de votre chambre!
Hula Hula Tiki Lodge, avec ses cocktails fumants, sa déco polynésienne, et son karaoké!






Pardon pour la piètre qualité des photos mais comme dans tous les bars tiki, il faisait très sombre!

Côté vie nocturne, ma copine M. qui avait vécu à Seattle m'avait fait une liste incroyable de tous les spots à ne pas manquer, ainsi que toutes ses bonnes adresses diverses, friperies, galeries, librairies etc. Cela nous a bien aidé, même si on n'a de loin pas eu le temps de toutes les tester. On a quand même bu un verre chez Linda's Tavern, qui est selon la légende le dernier bar où Kurt Cobain a été aperçu vivant, dans le quartier cool de Capitol Hill. Bon l'endroit est désormais plus hipster que grunge mais c'est normal, les temps changent. Plus bas, à Belltown, entre Queen Anne et Downtown, il y avait un petit coin bien sympa sur 2nd Avenue où on a traîné au Shorty's, un bar entièrement dédié au flipper, il y en a une vingtaine dans l'arrière salle et toute la déco s'en inspire, y compris les tables en alcôve en face du bar. A côté, le Lava Lounge, un autre bar polynésien, et encore plus loin Mama's Mexican Kitchen nous tendait les bras avec ces tacos et guacamole. On a préféré manger japonais en face pour trois fois rien dans une cantine boisée design que j'imagine très proche de celles qu'on trouve à Tokyo!

Le bar de Linda's Tavern, où Brigitte Bardot (?) côtoie une tête de bison.

Shorty's.




Les tables flippers de Shorty's.






On a encore flâné à pied en direction du centre historique, Pioneer Square, hommage aux indiens qui étaient là en premier, le nez en l'air pour voir l'architecture moderne et ancienne se mélanger harmonieusement. En chemin, une mission religieuse, un magasin de jouets incroyable, une boutique pour pin-up vintage, une gare jolie, un prêteur sur gages, et beaucoup, beaucoup de Starbucks partout!

Totem ramené d'Alaska. Sur la place, le buste du chef indien Sealth qui donne son nom à la ville.






King Street Station.


Ah oui, et dans les trucs cool qu'on a fait pendant ces quatre jours, on a vu l'équipe de baseball locale, les Mariners, affronter les Yankees de New York, au stade de Safeco Field. C'était drôle, surtout pour l'ambiance, les chants patriotiques au début, le lancer de la balle par une star du R&B, le shop de merchandising officiel, la bière hors de prix, les stands de Garlic Fries, Hot Dogs et autres curiosités à manger et à boire comme le sodo yogo (no comment, je ne vous mets pas la photo de bonami devant l'enseigne dans une drôle de position...)





Voilà, après un dernier brunch au Mecca Café, nous avons repris notre Jeep Compass (la même qu'en Californie mais d'une autre couleur) direction le sud et Portland, de laquelle nous attendions beaucoup.....