lundi 9 mai 2016

Polly lit aussi: noir c'est noir (les meilleurs polars 2016)

En ce moment, j'ai beaucoup de temps pour lire, VRAIMENT beaucoup de temps. Mis à part le Jean-Christophe Grangé que j'ai lu en une semaine (728 p), je garde néanmoins un rythme de lecture stable... En essayant de ne rien oublier!


Pour commencer, un polar anglais que j'ai adoré bien qu'il ne mangeait pas de pain comme on dit, mais l'univers des distilleries écossaises a évidemment un charme particulier. J'avais lu plusieurs enquêtes du duo Gemma James/Duncan Kincaid, policiers anglais racontés par une auteure américaine, Deborah Crombie, (toute ressemblance avec Linley et Havers d'Elizabeth George....), mais ce roman est bien antérieure à ceux que je connaissais, puisqu'il date de 2003 (un prêt d'une copine). Il n'empêche, il se savoure sans modération, avec un petit verre de Talisker pas loin pour en avoir le fumet et donner à la lecture une dimension supplémentaire!
L'empire du malt, Deborah Crombie, Le livre de poche, 477 p.


Ensuite le dernier Stephen King, Carnets noirs, sorti bien rapidement il me semble après Revival que j'ai lu il y a quelques mois et qui m'avait laissé un peu dubitative. Avec ce nouveau roman qui joue la mise en abîme avec un écrivain, on en a pour son argent question sordidité. Beaucoup de critiques ont évoqué Misery, je n'y ai vu aucun point commun. Le pitch: un fan tue un écrivain retraité car la fin qu'il avait réservé à son héros l'avait profondément énervé. Il force le coffre fort pour faire croire à un cambriolage et y trouve des manuscrits jamais édités à la valeur inestimable. Il les enterre juste avant de prendre perpète pour une connerie. Des années plus tard, un gamin tombe sur la valise enterrée alors que le criminel est libéré pour bonne conduite. Vous devinez la course poursuite à la vie à la mort qui va s'en suivre... Haletant et bien dégueu. Lu dans le TGV avec des litres de thé noir.
Carnets noirs, Stephen King, Albin Michel, 427 p.



Noir mais pas trop, ce roman suédois reçu d'une copine bienveillante pour mon anniversaire m'a bien promenée dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine. Trois amis en mal de job décident de créer une entreprise qui résout tous les problèmes des gens, Le peigne de Cléopâtre. Organiser une fête, remplir des papiers, décorer une maison, c'est sympa, jusqu'au jour où une femme maltraitée depuis des années les contacte pour tuer son mari. L'association va alors commencer son dérapage plus ou moins contrôlé. Vraiment sympa, à boire avec du bon vin rouge comme les protagonistes qui n'hésitent pas à faire sauter les bouchons pour détendre l'atmosphère, sans parler de la couverture qui a beaucoup intrigué mon neveu et ma nièce...
Le Peigne de Cléopâtre, Maria Ernestam, Actes Sud/Babel/Poche, 350 p


Noir sous le vernis coloré de la bonne société en villégiature sur une côte méditerranéenne écrasée de chaleur, Le Même ciel est le premier roman de Ludivine Ribeiro. Il m'intriguait car cette Genevoise a été la première rédactrice en chef du magazine edelweiss, que j'adorais sa plume, et que je n'ai jamais eu le plaisir de croiser puisque j'ai commencé ma carrière là-bas peu après son départ. La plume est toujours aussi vive, les chapitres se succèdent comme des tableaux impressionnistes avec peu de faits mais beaucoup de sensations, gustatives, climatologiques, éthyliques, hystériques, qui tissent une toile épaisse autour d'une intrigue finalement secondaire, la disparition d'une jeune fille... Difficile à décrire, ce roman sensuel se sirote par petites gorgées, avec un martini rouge et une tranche d'orange.
Le même ciel, Ludivine Ribeiro, JC Lattès, 294 p.


Noir absolu pour le dernier brûlot de Jean-Christophe Grangé, qui apporte les réponses aux questions restées en suspens à la fin de Lontano. Congo Requiem entraîne la famille Morvan jusqu'aux enfers dont ils sont issus, au fin fond de l'Afrique, avec une cruauté presque insoutenable. Bon, qui connaît l'auteur sait à quoi s'attendre, quoi que, à chaque fois, on se dit quand même qu'il va trop loin. Ca vous intrigue? Lisez en tout cas le premier tome, Lontano, avant de vous enfoncer dans la moiteur de la jungle et l'horreur de la guerre civile en République du Congo, avec Grégoire Morvan, ponte retraité de la police au passé pas très net, et son fils Erwan, en quête de vérité sur ses origines. Glau-qui-ssime.
Congo Requiem, Jean-Christophe Grangé, Albin Michel, 728 p (environ, j'ai lu les épreuves non corrigées, le livre paraît cette semaine sauf erreur...)

dimanche 10 avril 2016

Detox de l'épiderme: mes 4 favoris

Le saviez-vous? Les gommages pour le visage avec des petits grains sont out. Surtout si les billes sont en plastique (maxi pollution pour l'environnement) et même en coquille de noyau d'abricot broyé, ce serait un traumatisme pour l'épiderme, surtout sensible. Mais pour le renouvellement cellulaire et pour une meilleure absorption des soins, notamment hydratants, enlever les peaux mortes est indispensable une à deux fois par semaine! Pour ma part, j'en ressens le besoin quand je rentre d'un voyage dans une grande ville polluée (au hasard, Paris ou Londres), quand j'ai fait la sotte la fête avec mes copines et qu'on a bu et fumé comme des camionneuses, quand j'ai vraiment une mine de déterrée pour cause d'insomnies, sortie de grippe ou autre. Voilà les quatre produits que j'utilise en alternance selon l'humeur, qui m'ont convaincue par leur galénique, leur compo ou leur packaging.

1. Pineapple peeling gel de SkinFood, acheté sur le shop suisse de produits coréens de ebeautyandcare.
J'avoue que c'est à cause de mon amour pour l'ananas que j'ai craqué, mais je n'ai pas regretté. C'est un vrai peeling aux enzymes qu'on masse sur peau sèche jusqu'à ce que le gommage opère et que cela peluche, puis on rince. Simple et efficace, peau lisse et sensation de propre. Celui que j'utilise le plus, il est d'ailleurs presque vide.

2. Ma dernière acquisition, le mythique Tomatox de Tony Moly, toujours chez ebeautyandcare.
Après avoir expérimenté plusieurs produits coréens avec succès, je voulais tester cette fameuse tomate vu des milliers de fois sur la blogosphère. Magic Massage Pack. Heureusement que le mode d'emploi est illustré, sinon il faut se tourner vers les nouveaux traducteurs visuels (c'est faux en fait, cette marque est exportée depuis tellement longtemps que les instructions sont également en anglais!). Donc, en en prélève une petite dose, pas besoin d'en mettre beaucoup, on masse pendant une ou deux minutes puis on laisse poser 5 à 10 minutes avant de rincer. Peau de bébé assurée, compo semi-clean au lycopène de tomate, squalane, camomille (mais pas que...). Bonne odeur fraîche et verte de... tomate!




3. Scrub & Mask de Filorga, pour lequel ma copine Sarah a fait une pub d'enfer, il fallait que je teste.
Le plus intéressant: le changement de texture. On applique cette crème granuleuse dans un premier temps en effectuant des massages pour exfolier, puis on laisse poser et la crème se met à former des bulles d'oxygène qui chatouillemt un peu la peau. Le gommage se fait à la fois par des enzymes et des micro-billes de perlite (bémol), l'action anti-âge par les petites bulles qui font respirer la peau à nouveau. Pour maintenir la formule stable, le produit est distribué à la demande en appuyant sur le pot (regardez la photo, vous allez comprendre). Celui qui donne le plus de fraîcheur pour les lendemains d'hier, un poil trop chimique et parfumé pour moi sinon.




4. La plus douce: L'Osmoclean d'Esthederm, un classique inspiré des soins d'institut qui a fait ses preuves depuis 30 ans.
Une crème sans grain qu'on masse sur le visage jusqu'à ce qu'elle épaississe (ici aussi on joue sur le changement de texture), puis l'on rince. La plus douce et le rituel le plus rapide, avec une impression de netteté jusqu'au fond des pores et d'éclat retrouvé. Le secret: l'eau cellulaire, l'ingrédient phare de la gamme. Avec une odeur classique de crème légèrement vintage, ça me plaît. Mon favori des favoris!