dimanche 11 juin 2017

Comment j'ai arrêté de me ronger les ongles




Oui, vous avez bien lu, après près de 40 ans de massacre systématique de mes ongles (sans les mettre dans la bouche, je précise, ce n'est donc pas de l'onychophagie), j'ai réussi à me défaire de cet affreux toc. Enfin, pour un temps, car j'y arrive par périodes... puis le stress me rattrape. Bref, en attendant, en ce joli mois de juin où je suis sans arrêt en représentation pour le boulot, je suis contente d'avoir des mains soignées (à défaut d'avoir retrouvé un IMC sain, emoji triste).

Voilà donc ce qui m'a aidé: le kit Gel Break d'OPI. C'est fou, je l'avais chez moi depuis longtemps, je l'avais même déjà photographié pour vous le présenter, et puis les mois passaient et mes ongles étaient tellement abîmés que je n'osais même pas essayer. Puis deux personnes m'en ont parlé en bien (je me grille en tant qu'influenceuse là...) et je me suis décidée à retenter le coup. Joie bonheur, effectivement, en une petite semaine, j'avais un millimètre d'ongle, ce qui est une grande victoire pour moi.


La pose de ce traitement se fait en trois temps: un sérum en guise de base au calcium, silicium, extraits de bamboo et de cactus, légèrement pailletée pour camoufler les irrégularités de l'ongle. On pose ensuite deux couches d'une couleur nude (j'ai le Properly Pink, très très naturel), puis on termine avec le topcoat "gel like" qui contient également les extraits de bamboo et de cactus et assure un fini brillant.


On a immédiatement l'impression d'avoir des plus beaux ongles, tandis que la cure agit sur le long terme avec ses actifs durcissants (et clean, je précise). Chez moi la manucure a tenu 5 jours, après il y avait un petit accroc et je me suis mis à le gratter nerveusement donc j'ai enlevé et recommencé. Je croise les doigts pour réussir à garder ce résultat le plus longtemps possible!



Et vous, vous avez des trucs pour arrêter de se triturer les ongles?

samedi 27 mai 2017

Comment choisir son shampooing

(c) Instagram yosoyalbertbelmonte

C'est la question que j'entends le plus en ce moment (avec celle du déodorant idéal): quel shampooing choisir pour éviter le pire de la pétrochimie. Je suis tellement contente de voir que la société de consommation montre ses limites et que les gens prennent enfin conscience des cochonneries qu'on leur a infligées depuis des années. Triste aussi de savoir qu'on a été empoisonnées tout ce temps par nos tampons, nos mascaras, nos durcisseurs d'ongles et nos gels douches. Côté cheveux, nous sommes sans doute nombreuses à avoir été adeptes de Fructis et compagnie, à râler parce que nos racines regraissaient trop vite et à abuser de démêlant pour que nos longues mèches ne résistent pas au peigne. Les années passant, on ne pouvait que constater que nos cuirs chevelus devenaient irritables, que l'on perdait inexorablement du volume malgré tous les produits gonflants, que nos cheveux étaient cassants et ternes, et qu'on devait les laver tous les deux ou trois jours. Pas vrai?

Aujourd'hui, toutes les marques se précipitent pour lancer des gammes capillaires aux velléités naturelles. Je les teste méthodiquement depuis plusieurs années, et je dois dire que mes cheveux n'ont jamais été aussi en forme, brillants de santé, dociles, solides. Dernièrement j'ai pu expérimenter le nouveau rituel Aura Botanica de Kérastase, une gamme qui se revendique sans sulfates, sans silicones, à base d'huile d'argan issu du commerce équitable, dans un packaging plus écologique. Un sans faute, je l'avoue. Seul bémol: en voyant ma flamboyante chevelure rousse, les coiffeuses du salon qui nous accueillaient pour ce soin ont blêmi: Aura Botanica déploie tous ses effets surtout sur les cheveux non traités chimiquement, ceux-ci réclamant un petit surplus de "cosméticité" (qui s'appelle en général silicone). J'ai insisté pour tester quand même, et wouaw, tout le monde a été surpris par la douceur et la brillance de mes cheveux. J'ai alors avoué que je n'avais pas attendu Aura Botanica pour éliminer les sulfates et les silicones de ma salle de bains. J'ai même réussi à convaincre ma mère (mais il a quand même fallu qu'elle tombe sur l'émission A Bon Entendeur consacré au sujet pour qu'elle me dise: ah oui, tu avais raison, c'est ce que tu nous dis depuis des années...) qui achète depuis le shampooing et le conditioner volume de Burts Bees, à la grenade, qu'elle trouve facilement dans sa chère Migros. Moi aussi je pourrais me contenter de ce duo gagnant, mais comme je suis curieuse, je ne peux m'empêcher de tester encore et encore des nouveautés. Je lis scrupuleusement les étiquettes car parfois, dans une même marque, certains produits sont tip top quand d'autres sont tout caca. Par exemple chez Paul Mitchell... j'en reviens pas que certains de ses flacons contiennent du MIT alors que la marque a construit tout sa communication sur une formulation clean, suite à la mort de son fondateur emporté par un cancer... Il est toléré dans les produits type gel douche ou shampooing sous prétexte qu'ils se rincent. Mais si je peux éviter, je préfère.


 
J'adore la communication des petites marques, je les trouve tellement plus créatives!

De quoi faut-il tenir compte?


Conservateurs - Les flacons annoncent souvent fièrement "sans parabens", alors que franchement, les parabens ont subi un faux procès et risquent bien de revenir par la petite porte. Regardez sur l'étiquette s'il y a un ingrédient qui se termine en thiazolinone, vous pouvez être sûres que ce n'est pas bon. Je ne suis pas très fan non plus du phénoxyethanol encore très présent.

Sulfates - On trouve du Sodium Laureth Sulfate (SLS) dans tous les produits moussants car c'est l'agent tensioactif par excellence. Il garantit cette onctuosité qui nous donne une fausse impression de propre. Vous trouverez au rayon bio de nombreux produits sans SLS car c'est un actif très irritant (un détergent, comme dans les lessives ou les produits de nettoyage pour baignoires!). Les formulateurs ont réussi à le substituer avec des dérivés de la noix de coco ou des sucres tout aussi efficaces.

Silicones - Ils furent pendant longtemps le seul moyen de rendre le cheveu lisse et doux en l'enrobant de ce résidu du pétrole. Bien que le silicone en soi ne représente pas de danger pour la santé, il reste une matière première inerte, qui n'apporte donc rien au cheveu et surtout qui n'est pas biodégradable... Aujourd'hui, les huiles végétales sont omniprésentes et viennent nourrir gracieusement nos longueurs. L'huile de coco est un peu trop à la mode pour qu'on ne se pose pas la question tôt ou tard de sa surconsommation et des problèmes qui pourraient en découler, hausse du prix pour les populations locales, déforestation... L'argan et le karité sont souvent issus de filières plus contrôlées, éthiques et durable (Inch'Allah!).

Voici les marques vers lesquelles vous pouvez vous tourner:

Bjorn Axen, qu'on trouve chez Manor notamment
Bio A + OE
LA. Bruket (sur perfecthair.ch et chez Globus)
Burt's Bees (pharmacies, Manor, Migros)
La gamme Amino Acid de Kiehl's
Weleda (grandes surfaces et magasins bio)
Melvita (pareil)
Klorane
Grown Alchemist
Number 4 (super tutos sur leur Instagram)
Evo (pas toute clean mais j'ai bien aimé la philosophie, éco responsable et humaniste)



Certaines gammes chez L'Oréal (à la suite de EverPure...)
Certaines gammes chez Rausch mais pas toutes (Pois de coeur...)
Aura Botanica quand même (chez les coiffeurs dépositaires Kérastase)

Une consommatrice avertie en vaut deux: jetez toujours un oeil à la compo, même si vous devez vous armer d'une loupe, et ne vous laissez pas aveugler par les arguments marketing mis en évidence sur le produit!