lundi 12 août 2013

Italians do it better


 

 

Voilà voilà, de retour d'une deuxième semaine de vacances en Italie, pour le festival Summer Jamboree, à Senigallia. Nous y étions déjà allés l'an dernier, mon bonami à banane et moi, et nous avions tellement aimé que vous avons rempilé pour une deuxième édition. Rien n'avait changé en un an, et on peut même dire que rien n'a changé depuis les années 50, ce qui n'est pas pour me déplaire! J'aime cette ambiance populaire propre aux petites stations balnéaires de l'Adriatrique. J'y ai passé toutes mes vacances en famille jusqu'à la fin de mon adolescence, une évidence avec une maman italienne, et j'ai beaucoup de plaisir à y retourner depuis quelques années. Pas de boutiques de luxe, pas de restaurants branchés ni de night clubs pour friqués oisifs et vulgaires. C'est dans les échoppes de plage et au supermarché du coin qu'on fait les plus belles trouvailles. Ahhh, les supermarchés étrangers, je suis sûre que je ne suis pas la seule à adorer y dénicher des produits exotiques fabuleux! Alors pour faire honneur à l'intitulé de mon blog, voici un secret de beauté à 3 euros 95 disponible dans tous les supermarchés italiens, à se faire ramener ou à noter dans un coin de votre tête pour votre prochaine visite: la crème Venus. Ma grand-mère (ma Nonna) l'utilise depuis toujours et à 86 ans, elle a une peau incroyablement lisse et blanche (qui fuit aussi farouchement le soleil). Je lui avais offert il y a longtemps une crème très chère à la pointe de la recherche scientifique anti-âge et je l'ai découverte intacte dans son armoire de salle de bain des années après. Rien ne peu la détourner de son petit pot de Vénus à l'odeur délicieusement vintage.


Autre bonne affaire ramenée de l'Iper Simply: la laque Splend'Or dans son flacon rétro dingue, à 1 euro 90! Son odeur n'est pas sans rappeler la sacro-sainte Elnett et sa tenue n'a rien à lui envier, avec une brumisation fine et non collante! On l'a utilisée tous les soirs pour fixer nos coiffures rockabilly, mon bonami et moi, et on en a ramené deux autres flacons!


Bon, et en bonus, les petits fromages à l'Emmental suisse Tigre!!!! Malgré leur achat pour rendre mes petits déjeuners compatibles avec le régime Metabolic Balance que j'essaie de reprendre tant bien que mal, et bien je n'arrive toujours pas à inverser la tendance ascendante qu'a repris l'aiguille de ma balance en 2013...

jeudi 1 août 2013

Mes lectures d'été 2013




Engloutie sur la Piazza San Marco
Moi qui adore les polars, j'ai fait un break de la violence et du sang avec ce roman introspectif à la Mange, prie, aime, l'histoire d'une jeune fille de bonne famille américaine, étudiante en histoire de l'art, qui prend une année sabbatique à Venise juste avant de terminer sa thèse et d'épouser son petit ami du collège. Mais la mystérieuse cité aquatique va l'engloutir jusqu'au bord de la noyade, entre amour en gondole et histoires secrètes. C'était plaisant, sans plus, je l'avais choisi simplement parce que je partais en vacances près de Venise et que j'aime bien lire des romans en rapport avec la région où je séjourne. Il est sorti l'an dernier déjà et est l'oeuvre d'une jeune journaliste américaine qui vit à Paris (ça, ça me fait rêver).
Une année à Venise, Lauren Elkin, Editions Héloïse d'Ormesson, 334 p.


La Bridget Jones de la médecine légale
Alice Allevi est italienne, étudiante en médecine légale et grande gaffeuse devant l'éternel. Elle se laisse souvent embrigader dans des affaires judiciaires dans lesquelles elle n'arrive pas à rester neutre, mais c'est ça qui fait son charme. J'avais lu le premier épisode, La Mauvaise Elève, avec plaisir, visiter Rome à travers les pérégrinations de Miss Allevi, ça change de Londres ou de la campagne anglaise! Pareil pour ce choix de livre, c'est l'Italie qui m'a appelée! De la lecture sans prise de tête avec un scénario intéressant et les problèmes de coeur de l'héroïne pour pimenter le tout!
Un secret n'est jamais bien gardé, Alessia Gazzola, Presses de la Cité, 370 p.


Délice d'écriture
Gros succès littéraire de cette année, La Cuisinière d'Himmler est tout simplement grandiose. C'est une amie qui m'en parlé, ce n'est pas le genre de lectures vers lesquelles je me tourne spontanément et c'est une grave erreur. Le milieu intellectuel français m'insupporte, mais je dois avouer que là, question langue, c'est du caviar. Je me suis donc délectée du (faux) journal de Rose, centenaire ayant survécu au génocide arménien comme à la deuxième guerre mondiale, restauratrice à Marseille et assoiffée de vengeance. J'ai ri, j'ai pleuré, je l'ai dévoré en quelques jours, que du bonheur. Par le directeur de la rédaction du Point, et compagnon de la directrice de la rédaction en chef de Elle, Valérie Toranian, pour vous situer. Bonus: il y a les recettes de Rose à la fin, j'adore!
La cuisinière d'Himmler, Franz-Olivier Giesbert, NRF Gallimard, 359 p



Polar anglais
Voilà le type de livres que je lis à la chaîne sans me lasser (quoi que, des fois ça fait du bien de changer un peu). Dans la région de Cardiff, au Pays de Galles, Fiona Griffiths est une jeune recrue de la police criminelle au passé confus. Une grosse cassure à l'adolescence l'a rendue asociale, limite autiste, mais elle tente de surmonter ce handicap en renouant avec des émotions vraies. Attirée par les morts plus que par les vivants, elle ressent des choses qui échappent totalement à ses collègues sur les scènes de crime, ce qui en fait au final un flic insubordonné mais doué. On suit les aventures de cette héroïne atypique et attachante qui n'est pas sans évoquer la Flea de Mo Hayder. Cette première enquête est particulièrement glauque avec l'assassinat d'une prostituée et de sa petite fille de 7 ans. Dur.
La mort pour seule compagne, Harry Bingham, Presses de la Cité, 407 p.