vendredi 9 mars 2012

11 questions pour en savoir plus sur moi


Je ne l'aurais jamais fait spontanément mais voilà, j'ai été "taggée" et comme je suis bien élevée, je m'acquitte de cette tâche. Aussi parce que j'ai rencontré plusieurs blogueuses suisses ces derniers temps et que j'ai trouvé ça bien agréable de se connaître en vrai. La grande timide que je suis a trouvé plus facile de se créer une seconde identité virtuelle beaucoup plus pétillante, mais l'anonymat a ses limites. J'avoue que ça me dérange à la longue de suivre un blog dont l'auteur se cache derrière un pseudo. Bref, la nouvelle génération de blogueuses est moins farouche et s'expose sans chichis... et c'est tant mieux, un vent de fraîcheur souffle sur la blogosphère romande (elle existe, il y a même un groupe Facebook), merci à Léa et Mélanie notamment à qui je souhaite beaucoup de bonheur avec leur blog. Par contre je ne vais taguer personne car ça me gêne terriblement... Merci à Maman Suisse pour le jeu, dont voici ma participation.

1. Dans quelle région de Suisse habites-tu et depuis combien de temps?
J'habite à Lausanne depuis 14 ans, mais je suis née en Valais où je retourne très souvent.


2. Ton dimanche idéal c’est quoi?
Pyjama, théière, je bouquine jusqu'à midi, puis je blogue, je m'aère un coup (ou pas), je regarde des séries TV sur mon ordi, je prépare une tarte aux pommes et un bon petit plat pour le dimanche soir qui se poursuit devant la télé. Beauf, hein? Mais la semaine, c'est de la folie alors dimanche, c'est day off.



3. Un week end en amoureux à prévoir en Suisse, où irais-tu?
A la montagne, bien sûr, dans mon chalet, où le temps semble s'être arrêté.



4. Tu es plutôt AG, demi-tarif, Mobility ou voiture perso?
J'ai une petite voiture depuis 10 ans mais je l'utilise seulement pour les vacances et les week-ends en Valais... Argh, j'avoue, j'ai même deux voitures, c'est mon bonami qui conduit l'autre car elle est un peu spéciale, et il faut aimer: c'est une Opel Manta de 1977. Ca lui donne l'impression d'être dans Shérif, fais moi peur!!! Sinon, je suis demi-tarif, transports publiques et JE MARCHE autant que je peux (je vais bosser à pied par exemple). J'ai aussi un superbe vélo vintage mais à Lausanne, c'est l'enfer...



5. La Suisse et les montagnes… Ski, snowboard, luge, ski de fond, peau de phoques ou cocooning à la maison?
Je skie avec beaucoup de réticence (je l'ai raconté ici) mais j'adore la sensation d'être au sommet des montagnes (mon côté Capricorne), j'en ai les larmes aux yeux devant la beauté des cimes. Je luge avec ma nièce et après, j'ai bien mérité mes journées de cocooning!



6. La Suisse et les lacs… Bateau, voilier, planche à voile, bronzette à la plage ou piscine?
Je déteste l'eau, mon ex avait un catamaran, source de beaucoup de disputes et de pleurs (pire que le ski, mais non je suis pas une chochotte, si, un peu...) et j'aime pas trop la bronzette, cf mon teint de Blanche-Neige et mes rondeurs non assumées... Mais j'adore me promener au bord du lac, j'ai les larmes aux yeux aussi devant le paysage et chaque fois, je ne peux m'empêcher de dire "quel beau pays, quelle chance nous avons d'y vivre"...



7.La Suisse et le Rösti-Graben: tu parles Suisse-Allemand?
Nein, et je suis allée à Zurich pour la première fois il y a quelques années seulement pour le travail... et j'ai adoré. J'adore mes collègues suisses-allemands, on rigole beaucoup en voyage de presse mais la barrière de la langue me fout la honte: eux parlent très bien le français et moi 2 mots d'allemand... Jamais allée dans les Grisons, jamais à Zermatt, ni Lucerne, ni Interlaken, c'est la honte...



8. Ta prochaine destination voyage plaisir c’est où?
Heu... Tokyo normalement mais j'y crois plus! Après avoir annulé l'an dernier pour cause de réacteur nucléaire en fusion, on avait parlé d'y aller en mai mais bonami n'est pas pressé de réserver et m'a avoué hésiter... à cause de moi. Comme je déteste voyager, il sait que j'y vais seulement pour lui faire plaisir alors vu comme ça... Pourtant je rêve de caresser les daims de Nara, de visiter le musée Ghibli, et de manger tous les jours cette nourriture que j'adore, mais je sais que je n'apprécierai qu'une fois rentrée, en regardant mes photos...



9. Un objet à vendre ou à acheter d’occasion, plutôt Anibis, Ricardo, autre?
J'avais un compte Ricardo mais franchement, c'est difficile de vendre des trucs, je préfère mon réseau perso, un appel sur facebook ou sur le blog et c'est parti, la dernière fois, j'ai tout vendu! Et j'achète très peu d'occasion, étonnant pour une fan de vintage.

10. Ton film Suisse préféré (Si, si, il y en a quelques uns…)?
J'aime beaucoup les filmes d'animation de Claude Barras (Banquise, Sainte-Barbe), j'ai adoré Mein name ist Eugen et aussi ce thriller horrifique suisse réalisé par une femme, Tannöd, La Ferme du crime, de Bettina Oberli.



11.Ton plat Suisse préféré?
La raclette, of course!

dimanche 4 mars 2012

Polly lit (des polars US)

Trois héroïnes américaines ont peuplé mes nuits ses dernières semaines et je ne leur ai dit au revoir qu’à grand regret tant leur vie m’a tenue en haleine. Allons-y crescendo dans le suspens et pas forcément chronologiquement, quoi que.

Emma Graham, 12 ans, vit à Spirit Lake, une petite ville de l’Amérique profonde des années 50. Grande admiratrice de Perry Mason, cette détective en jupette a des activités assez étranges pour une fillette de son âge. Pourquoi ne va-t-elle pas à l’école ? je ne l’ai pas su, peut-être parce que je n’ai pas lu ses précédentes aventures (apparemment, c’est un personnage récurrent des romans de Martha Grimes). Dans Le Mystère de la chambre 51, elle enquête sur un triple meurtre et une histoire d’enlèvement de bébé 20 ans auparavant, sous la couverture de son travail de reporter pour le journal local. Entre deux, elle donne un coup de main à sa mère cuisinière talentueuse dans un petit hôtel familial et prépare des cocktails inventifs pour sa grande tante Aurora Paradise qui vit recluse au dernière étage de l’établissement qui porte son nom. Un passe-temps peu de son âge, sans parler de ses virées en ville et aux alentours pour les besoins de ses recherches, pour lesquelles elle prend le taxi, et ses arrêts au drugstore du coin où elle mange des donuts et des cheesecakes. Le monde vu au travers de ses yeux est ainsi délicieusement imagé et éminemment manichéen. La suivre reconstituer la vie de ses suspects est finalement plus intéressant que l’intrigue elle-même, un rien désuète. J’ai aimé évidemment le portrait de cette société américaine 50’s que je fétichise et la jeune narratrice qui aurait pu être moi.

Le Mystère de la chambre 51, de Martha Grimes, Presses de la Cité, 427 pages.


Un autre roman écrit à la première personne dont on ne saura pas le nom de l’héroïne, ni l’époque où elle vit (années 40 ? 50 ? 60 ?) ni la ville où se déroule l’action (Atlantic City ? Las Végas ? Los Angeles?) malgré de nombreux indices qui font qu’on arrive quand même assez bien à planter le décor. L’héroïne est donc employée de commerce dans une petite entreprise quelconque mais ses talents de comptable habile à falsifier quelques entourloupes la propulsent dans la sphère de Gloria Denton, une femme d’un certain âge, froide et belle, acoquinée à la pègre locale. Elle devient sa pouliche et même plus : l’élève ne tarde pas à dépasser le maître. Une version féminine de l’univers noir de James Ellroy, entre corruption, meurtres sordides et grosses berlines. Megan Abbot a sorti depuis un nouveau livre, Red Room Lounge, qui devrait bientôt rejoindre ce Adieu Gloria dans ma bibliothèque.

Adieu Gloria, de Megan Abbott, éditions Le Masque, 256 pages.


Mary Ann Graves a 19 ans et vit dans l’Illinois en 1846. Son histoire est racontée par son arrière-petite-fille qui a reconstitué le tragique destin de son aïeule grâce aux archives familiales et historiques. Ce récit biographique se dévore comme un polar tant on est pris par les aventures de cette famille de pionniers qui décide, comme tant d’autres à cette époque, de vendre leurs maigres biens et tout quitter pour une vie meilleure sur les terres prometteuses de l’Ouest américain. Partis les poches pleines de pièces et la tête pleine de rêves à la fin du printemps pour un voyage qui devait durer 4 mois, la famille Graves, Franklin, Elizabeth et leurs neuf enfants, a connu la faim, le froid, la maladie, la peur, le désespoir et même pire en traversant une Amérique encore inconnue et inhospitalière à cette époque. Seuls six d’entre eux arrivèrent un an plus tard presque morts en Californie pour témoigner de l’un des épisodes les plus noirs de la conquête de l’Ouest où pour survivre, les rescapés ont été contraint de manger leurs morts. Terrible. Mon livre préféré des trois pour l’originalité du sujet et les frissons que procure les aventures véridiques de ces héros d’un temps pas si lointain.

Ma grand-mère cannibale, deFrance Bequette, éditions Prisma, 192 pages + 4 pages de photos.