mardi 7 juin 2011

Berlin part II (concombre & beach cruiser)

Berlin, c'est aussi le paradis d'une culture libérée et colorée qui envahit les murs de la ville. Partout des graffitis sauvages mais aussi d'immenses fresques sur toute une façade dont on se demande comment elles ont pu être réalisées (par des funambules???).

Des appliques de papier pour dénoncer toutes sortes de choses ou parfois juste pour faire joli, des tags qui remplacent les enseignent, et partout, des petites galeries et librairies d'art qui célèbrent ce mode d'expression.

Ici le passage qui mène au Zentral Kino, un vieux cinéma qui ne paie pas de mine de l'extérieur mais passe les derniers films internationaux en VO. Dans la même cour, un café, un bar lounge, des sculptures en métal qui s'activent quand on y met 1 euro et la librairie d'art Neurotitan.

Berlin, c'est aussi une offre de concerts pour tous les goûts. Vous connaissez les miens, rock'n'roll avant tout. Il a fallu faire des choix, et je n'ai pas pu aller à cette soirée burlesque au Bassy Club qui s'annonçait bien émoustillante...

A la place, on est allé manger un Monster Burger au Tiki at Heart, à Kreuzberg, avec une margarita, avant l'excellent concert d'Astrozombie, un groupe de psychobilly français, au club voisin, le Wild at Heart! Sous le bar tiki, il y a une boutique pour pin-ups où j'ai dépensé tout mon argent. Robes, chaussures, sacs, vêtements pour mini-rockers et mini-pin-ups, c'est ici!

Le lendemain, ce fut surf music et re-burger au White Trash qui est devenu un peu trop touristique à mon goût mais toujours aussi décoiffant comme expérience! Le groupe s'appelait Razorblades et ils étaient assez contents qu'on soit là, on était un peu leurs seuls fans!

Jeudi, comme c'était férié, nous avons loué des vélos pour sillonner Kreuzberg et Friedrichshain par les bords de la Spree. Mais pas n'importe quels vélos, des beach cruisers un peu lourds mais tellement drôles!

Il faisait un temps radieux et on a bu des jus dans les innombrables buvettes et beach clubs qui longent la rivière, par exemple le Yaam, et son ambiance afro, Stralauer Platz 35, métro Ostbahnhof, ou le Club der Visionäre, plus électro, Am flutgraben 1. So cool!

Dommage, je n'avais pas pris de maillot pour me baigner au Badeschiff, une piscine flottante sur la Spree. Tous les étudiants de mon école faisaient l'école buissonnière par ces chaudes journées de juin pour y aller!

Impossible de vous citer toutes les incroyables boutiques de la ville. Le plus simple est de choper dès le premier jour dans un magasin ou à l'hôtel le shopping guide Ein tausend (ein000), qui regroupent tous les derniers spots à la mode, par quartier avec plan à l'appui. C'est simple, c'est une bible et on peut même s'en servir pour se déplacer, les rues y sont plus précises que sur mon Cartoville! Je vous recommande néanmoins Kastanienallee à Prenzlauber Berg et les rues autour des stations de Eberswalder strasse et Schönhauser allee. A Mitte, les rues de Alte Schönhauserstrasse et Neue Schönhauserstrasse. A Friedrichshain, plus branché, Kopernikusstrasse, Wühlischerstrasse et environ. A Kreuzberg, plus popu, Oranienstrasse et les environs de la station Gneisenaustrasse, où se trouve l'antre de l'artisanat mexicain à tête de mort, Superskull Showroom (attention, ils vendent on line).

Question restos, il y a aussi de quoi faire. Nos bonnes adresses testées et aprouvées (pour éviter le concombre et l'étrange bactérie mortelle qu'il transmettrait, scandale alimentaire du moment en Allemagne qui a quand même fait plus de 20 morts):

Italien: I due forni, Schönauserallee 12 (pas très loin du White Trash)
Mexicain: Que Passa, Skalitzer Straße 107, Kreuzberg (arrêt métro Görlitzer Bahnhof)
Indien: Amrit et son immense terrasse, Oranienburgerstrasse 45, en face de Tacheles (d'autres adresses sur le site) et son jumeau singapourien Mirchi, Oranienburgerstrasse 50
Vietnamien: Monsieur Vuong, Alte Schönhauserstrasse 46 (Mitte)
Japonais: Kuchi, Gibstrasse 3 (Mitte)
et un diner américain, le Sixties Diner, Oranienburgerstasse 11.

dimanche 5 juin 2011

Berlin took my breath away

Suite de mes aventures durant ce printemps voyageur avec une petite semaine à Berlin, mi-studieuse, mi-paresseuse. Je suis partie dimanche dernier pour trois jours d'allemand intensif à l'école GLS sur invitation de Boa Lingua pour mon canard. C'était fort intéressant, et vraiment gratifiant de voir ses bases d'allemand revenir hyper vite après quelques heures de cours. J'ai quand même évité de répondre "11 ans" chaque fois qu'on me demandait combien de temps j'avais étudié l'allemand, avouant juste que j'avais fait une matu en langues modernes, hum hum. C'est vrai que le niveau général des Romands est honteux alors qu'on l'étudie dès la 3e primaire sauf erreur. Et des Romands dans cette école, il n'y avait que ça! Bref, tout ça vous sera raconté bientôt ailleurs.

C'était assez difficile de me retrouver toute seule là-bas, avant l'arrivée de mon bonami pour le week-end de l'Ascension. Satisfaire ses besoins élémentaires comme manger devient pénible quand on est loin de ses repères, alors que chez soi, on le fait machinalement. J'ai testé le resto toute seule, c'est encore passable, le sandwich dans la rue pas vraiment sympa et le plateau TV dans la chambre d'hôtel carrément déprimant!

Pour m'occuper, le dimanche, je suis allée parler aux animaux de Tiergarten.

Ce zoo est vraiment un havre de paix au milieu de la ville et ses pensionnaires les plus exotiques n'ont pas trop l'air de végéter dans leurs enclos spacieux et verdoyants, sauf peut-être les fauves et les flamants roses.


Tous aiment bien cabotiner devant les visiteurs, comme ce panda lascif qui venait se coucher devant la vitre et s'exposer sous tous les angles.

J'ai mis un moment à trouver l'espace des ours polaires où vivait feu le petit Knut. Très éloigné de leur banquise naturelle mais bon, eux non plus n'ont pas l'air malheureux!

Il faisait un temps magnifique, caniculaire même, et c'était un bonheur de profiter de cette ville fort agréable. Contrairement à Londres, les gens ne sont pas stressés, il y a de l'espace, on respire. C'est peut-être parce que la capitale compte 3 millions d'habitants mais pourrait en accueillir 6, alors qu'à Londres, c'est le contraire!

Les Berlinois semblent avoir développé une philosophie de vie très peace & love, respectueuse de l'environnement et anti-consumériste. A l'Est en tout cas, même si les prix ont augmenté depuis ma dernière visite en 2007 et que quelques malls ont fleuri ici et là (Alexa, à Alexander Platz).

Sinon c'est le royaume des boutiques second hand, des petites échoppes à Imbiss de qualité et des quatre coins du monde. Et tout le monde roule à vélo, ce qui peut être dangereux pour les piétons étrangers pas habitués à partager leur trottoir avec une piste cyclable à peine indiquée où les Berlinois roulent très vite!!!

Le latte machiato reste la boisson la plus bue sur les terrasses. Je n'ai pas vu sur une seule carte le jus de citron chaud très ayurvédique que j'avais beaucoup apprécié lors de mes précédentes visites. Il semblerait même que le yoga n'ait plus la cote: un "artiste" s'est amusé à coller cet autocollant contestataire sur toutes les pubs d'ashrams urbains!

Ah, la joie de siroter une bonne Berliner Weisse (rot oder grün) dans l'un des nombreux Biergarten de Mitte, Prenzlauer Berg, Kreuzberg, Friedrichshain ou le long de la Spree. Comme d'hab, je n'ai quasi pas mis les pieds à l'Ouest... Les monuments, j'ai fait la première fois, et pour le reste, pas besoin d'y voir ni H&M, ni Mango, et surtout pas les Galeries Lafayette!

Je vous donnerai quelques bonnes adresses demain mais à Berlin, il suffit de flâner pour tomber sur des endroits incroyables à tous les coins de rue. C'est ça qui me plaît dans cette ville, avec les gens, les terrains vagues transformés en galerie d'art à ciel ouvert et les cocktails à 5 euros!